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Le Tartuffe

1995

De Molière, mise en scène d'Ariane Mnouchkine, décor de Guy-Claude François, costumes de Nathalie Thomas et Marie-Hélène Bouvet.

Création à Vienne (Autriche - Wiener Festwochen) le 10 juin 1995.

Tournée 1995 : Festival d'Avignon, Saint-Jean D'Angely, Liège (Théâtre de la Place).

Octobre 1995 : Représentations à la Cartoucherie.

Tournée 1996 : La Rochelle, Vienne en France, Copenhague (Copenhagen 96), Berlin (Berliner Festspiele).

122 000 spectateurs.

Au Soleil même la nuit, un film de Éric Darmon et Catherine Vilpoux en harmonie avec Ariane Mnouchkine, a été tourné à la Cartoucherie pendant les six mois de répétitions jusqu'aux premières représentations du Tartuffe.

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© Michèle Laurent

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Préface au Tartuffe

Voici une comédie dont on a fait beaucoup de bruit, qui a été longtemps persécutée; et les gens qu'elle joue ont bien fait voir qu'ils étaient plus puissants en France que tous ceux que j'ai joués jusque ici. Les marquis, les précieuses, les cocus et les médecins ont souffert doucement qu'on les ait représentés, et ils ont fait semblant de se divertir, avec tout le monde, des peintures que l'on a faites d'eux; mais les hypocrites n'ont point entendu raillerie; ils se sont effarouchés d'abord, et on trouve étrange que j'eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces et de vouloir décrire un métier dont tant d'honnêtes gens se mêlent. (.../...)

On me reproche d'avoir mis des termes de piété dans la bouche de mon Imposteur. Et pouvais-je m'en empêcher, pour bien représenter le caractère d'un hypocrite ? Il suffit, ce me semble, que je fasse connaître les motifs criminels qui lui font dire les choses, et que j'en aie retranché les termes consacrés, 

dont on aurait eu peine à lui entendre faire un mauvais usage. Mais il débite au quatrième acte une morale pernicieuse. Mais cette morale est-elle quelque chose dont tout le monde n'eût les oreilles rabattues? Dit-elle rien de nouveau dans ma comédie? Et peut-on craindre que des choses si généralement détestées fassent quelque impression dans les esprits, que je les rende dangereuses en les faisant monter sur le théâtre; elles reçoivent quelque autorité de la bouche d'un scélérat? Il n'y a nulle apparence à cela; et l'on doit approuver la comédie du Tartuffe, ou condamner généralement toutes les comédies. (.../...)

 

Molière 

(Extrait. Lire la préface integrale ci-dessous)

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