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L'arbre à palabres

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Toutes les palabres sont ici les bienvenues, et toutes sont publiées. Mais les palabres seulement ! Donc, si votre message n’apparaît pas instantanément c’est que, avant de le publier, nous avons besoin de nous assurer que ce n’est pas l’oeuvre d’un robot (!!) ou autre message de la famille des pourriels ou spams qui inondent et secouent parfois très fort notre arbre !

Bonsoir, Nous revenons du spectacle “Kanata”. Nous avons été transportés, émus aux larmes, ravis et éblouis. On a beau savoir, on ne s’y fait pas. Nous n’y avons vu ou entendu ni racisme ni discrimination d’aucune sorte. Nous avons été abasourdis d’apprendre que ce spectacle a été l’objet d’une vive polémique. Les autochtones revendiquant d’en être. C’aurait été navrant que ce spectacle ne puisse nous être présenté. Nous avons vu des être humains qui essaient de survivre, parfois s’en sortent. Il y en a aussi qui sont égoïstes (Ferdinand), profiteurs (la multi-propriétaire chinoise) ou dangereux, déshumanisés (le serial killer). La magie du théâtre a opéré, et on a vu sur scène les “autochtones” attendus. Entièrement d’accord, “ les cultures ne sont les propriétés de personne”. L’important c’est le message transmis, avec respect et grande qualité. Alors merci à vous. Merci de votre immense travail, de votre professionalisme, de la gentillesse de votre accueil à chaque spectacle, et du soin que vous apportez au moindre détail. Merci d’exister. Gros bisous Famékout

Famékout

le 13/01/2019 à 20:53

Être artiste Être artiste, ce jour et seulement ce jour, demain on verra. En premier lieu il y a des artistes et pas un artiste. Pour ma part être artiste c’est une machine à coudre et un parapluie sur une table de dissection (j’ai arrangé à ma sauce la phrase de Lautréamont) Être artiste c’est une histoire de transformation, de mutation, une histoire de mal être, artiste est une maladie incurable, combler les vides, les absences, mettre en couleurs en formes et en mots le temps de la naissance et de la mort . L’art est une nécessité qui me permet de vivre et donne corps et chair à ma vie, une substance ou je me reflète, un miroir illusoire car je touche du doigt le néant qui me fait chair. (le vide et le plein). J’aspire à être là, juste présente au monde, et je n’y arrive pas. Je suis l’espace entre les lignes. Projection d’espace je respire cet espace je perçois le vide, trace d’espace je touche, un peu, beaucoup l’enveloppe du probable combler le vide je marque la trace d’un temps mort. temps mort l’espace se dissout temps mort, trace de vie arythmie, passage de l’un à l’autre je deviens ton espace, ton mouvement le vide plein corps entre les corps corps à corps l’espace, instant de mort disparu reparu mouvement certitude verticale je suis entre le blanc le geste signe l’entre l’autre l’antre je suis l’antre blanc

anne guerrant

le 11/01/2019 à 13:29

Quand viendrez-vous nous montrer vos merveilles à Bordeaux ?

Nicole BENEDETTINI

le 10/01/2019 à 13:32

Pourquoi le peuple des blancs s'occupe toujours du récit des autres ?

Humain en recherche d'une terre

le 29/12/2018 à 11:09

QUOI ? Mon gilet en loques je vais par les chaussées Voir mes bons compagnons de qui on se moque Le goût du pain ne fait pas la différence Entre le juge et la mauvaise pitance Et les biens nantis et l’horrible malchance Qui nous fait gémir et insulter l’époque Nous les inconnus des gilets en loques Vivants sans possession qu’avec l’endurance Ils me mettront en dedans comme Nelligan* Les gens normaux haïssent les désespérés Être trop ceci n’avoir pas assez de cela Les gens sont biens avec juste tout ce qu’il faut Ils me pendront à la une de leur journal Je suis un malfaiteur sans classe sociale Je jouis de toutes les belles animales Seules me regretteront les vraies vestales Car n’est péché que le poisson que la mer a jeté Dans le filet du pêcheur au cœur bien hameçonné Qui vit sur les rives des pays aux rochers édentés Déchire sa coque de chairs naufragées dans Léthé Mon gilet en loques je vais par les chaussées Voir mes bons compagnons de qui on se moque Le goût du pain ne fait pas la différence Entre le juge et la mauvaise pitance Pierre Marcel Montmory trouveur *Nelligan : poète savant, canadien, enfermé par les gens biens

Pierre Marcel Montmory

le 17/12/2018 à 2:45

Je ne suis pas de ce pays, je suis de cet arbre, Je ne suis pas de cette nation, je suis de ce ciel, Je ne suis pas de ce peuple, je suis de cette langue.

Infante Denis

le 16/12/2018 à 16:43

Mes amitiés à Gérard Hardy. Gérard, où es-tu? Et Sylvain Vallet, que j'ai connu au CIDJ, où est-il? J'ai disparu dans le FOL ESPOIR de La Réunion 43 ans durant ........alain gili 06 77 33 12 87, Courriel: zordigayar@gmail.com

Alain GILI

le 16/12/2018 à 1:33

Bonjour à tous, toute la troupe, et tout le public qui a le bonheur de voir aujourd'hui votre nouveau spectacle tant espéré ! Bon Jour, en effet ! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, voilà qu'aujourd'hui aussi nous est offerte l'opportunité de retrouver sur France 5 ce lumineux film du Fol Espoir - surtout pour ceux qui ne seraient pas encore procuré le dvd, ou qui n'ont pas eu la chance de voir le spectacle ! Espérons donc ensemble, en ces temps tourmentés. Pour ma part, en attendant de venir à la Cartoucherie en février, je vous applaudis déjà en vous souhaitant un beau succès de ce précieux Kanata. Evelyne K.

Evelyne K.

le 15/12/2018 à 15:56

Merci d'avoir fait le voyage jusqu'en Suisse! Nous avons vécu de merveilleux moments avec le Théâtre du Soleil; à tous et à chacun va notre vive reconnaissance. Bien à vous et à bientôt à la Cartoucherie.

Maurice et Jocelyne Dentan Le Mont-Pèlerin Vaud Suisse

le 19/11/2018 à 14:14

ÉMIGRÉS Nos pays sont construits sur des anciens pays Oui nous sommes tous des émigrés en route Toujours nous-mêmes étrangers aux étrangers Dans des pays nouveaux établis sous la voûte Du ciel on peut voir tous les chemins les traces Nos souliers tournant la Terre jamais lasse Nous faisons de nos haltes des certitudes Tandis que la marche reste l’habitude On fuit misère et cherche l’aventure Il nous faut lutter contre les vents contrariants Faire reculer les horizons malveillants Et trouver hospitalière nourriture L’amicale attente nous égalise Arrivés là nous défaisons nos valises Remercions l’hôte poli recevant nos dons Pour cultiver terre promise travaillons

Pierre Montmory

le 17/11/2018 à 4:57