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L'arbre à palabres

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Toutes les palabres sont ici les bienvenues, et toutes sont publiées. Mais les palabres seulement ! Donc, si votre message n’apparaît pas instantanément c’est que, avant de le publier, nous avons besoin de nous assurer que ce n’est pas l’oeuvre d’un robot (!!) ou autre message de la famille des pourriels ou spams qui inondent et secouent parfois très fort notre arbre !

Ô, MES AMIS ! Ils exposent à tous les néants la terreur crue. Le corps déchiré des suppliciés l’horreur nue. . Ils interdisent la contemplation de la poitrine joufflue de la mère du monde avec ses tétons mielleux. Ils condamnent l’insolente beauté de la création et ses poètes enfants de la liberté nés amoureux. Ils mettent en cage l’oiseau généreux chanteur des louanges à l’éternel. Ils attachent les bras de la Terre berceuse de la vie et allument des buchers pour les ritournelles. Ils coupent le lien sacré des corps et attisent les désirs avec des idoles afin de vendre leurs promesses. Ils ont le ventre plein de lard des porcs de l’innommable et profitent de l’humaine détresse. Les salauds et les salopes de la bestialité légalisée vendent les produits de la violence. Et les artistes soumis à ces maîtres travaillent à la propagande et créent l’ambiance. Ainsi va le monde qui n’en finit pas de finir de lui-même sans déranger l’éternel vagabond. Qui sur des vagues fait des bonds et espère en la vie son unique épouse sans fortune ni façon. La vie et moi, nous sommes arrivés depuis toujours et dérangeons les pierres muettes et les ronces. Nous sommes pays en exil sur la planète humanitaire où je me questionne et invente les réponses. Là-bas, entre les pierres des murs, les sources emprisonnées comptent les jours. Ici l’éternité ne cesse de faire naître des oiseaux qui chantent pour chanter toujours. Maintenant dans mes mains le silence blanc de ma destinée muette je tremble de joie. Car demain sera roi si je n’y arrive jamais en attendant après l’horloge des lois. Cœur sur la main épée au bras je vais par les mondes exploiter le riche et faire travailler le pauvre. Car cette vie est ma seule vacance avant de travailler avec les vers pleins pour l’éternité sauve. Tant que ma bouteille se remplit de mon sang je bois à la treille des bons moments. Et je baise ma mie follement dans les fourrés à l’abri des regards indiscrets des manants. Ils voulaient la guerre mais n’ont pas eu mon bras pour courroucer leurs émois. Ils voulaient me vendre mais n’ont eu que du bois sans sève le cœur froid. Mes derniers mots avant de reprendre ma route dire adieu aux banqueroutes. Mon premier mot mon premier pas sera pour celle pour qui jamais je doute. Ô, mes amis !

Pierre Montmory

le 14/08/2018 à 21:32

J'apprends en lisant "Charlie Hebdo" l'annulation de "Kanata". C'est la fonction même du théâtre qui est mise en cause. J'ai vu toutes les créations su "Soleil" depuis 1980 avec un immense bonheur......et je découvre aujourd'hui que vous nous parliez de la marche du monde à la place de toutes ces personnes et de leurs "ayant droit". Mon bonheur était donc fictif... Je suis de tout coeur avec vous Yves Delépine.

Yves Delépine

le 12/08/2018 à 0:03

AUX DIEUX DE LA POÉSIE : Poète = celui qui fabrique... Poésie = création... la vie ! Les agents culturels ne veulent pas que l'on parle de ce qui ne se parle pas parce que l'oralité signifie l'autonomie et la souveraineté des personnes. L'identité est illégitime parce qu'elle enferme la parole et exclue la personnalité distincte. L'identité des gens appartient aux polices frontalières et culturelles. Les responsables des ghettos culturels gèrent l'incommunicabilité entre les communautés. Les élites nationales et religieuses imposent leur langue et coutumes officielles. Les marchands déguisés en artistes favorisent le folklore désuet et moribond pour vendre leurs produits aliénants les masses identifiées. Les différences officielles ne sont que les genres établis de clientèles. La personne qui parle de ce qui ne se parle pas, qui revendique son point de vue en disant "Moi, je...", la personne qui affiche sa conscience et donc refuse la soumission au silence établi et aux conventions, la personne est considérée comme "trop" et exclue par l'indifférence polie et jugée par le mépris des identitaires qui peuvent terroriser la personne, l'enfermer, la torturer, la tuer. Vous vous humiliez vous-mêmes en discutant avec ces fascistes. La liberté ne se négocie pas. Faites ce que bon vous semble, vous êtes chez vous dans un pays libre. Les règlements établis par les fonctionnaires fascistes sont anticonstitutionnels. Et lorsque les forces de l'oppression sont trop grandes votre devoir est l’insurrection. Les arts se mêlent heureusement aussi de la politique qui, elle, fait partie de l'art de vivre. C'est ainsi les gens qui se soucient d'art de vivre en tant qu'artistes mais surtout en tant que simples citoyens attentifs aux messages portés par les œuvres d'art. Les responsables (les élus) nous doivent aide et service. Nous prêter les outils collectifs et l'aide technique nécessaire. En aucun cas ils n'ont à intervenir de façon éditoriale ou contrôler le contenu de nos échanges. C'est parce que nous pouvons tout dire que nous avons une conscience. Les objecteurs de conscience sont les insoumis. L'autorité a le pouvoir par la force et les moyens matériels. Mais le vrai pouvoir est aux plus forts des individus qui sont aussi les plus seuls. Et il est plus facile et politiquement intéressant de donner un coup de main aux nécessiteux que de donner une vraie aide en personnes et des outils aux plus forts d'entre nous qui n'ont pas besoin d'une autorité quelconque pour inventer la vie, tous poètes qu'ils sont, joyeux de vivre simplement avec nous. Sortons tous ensemble : femmes, hommes, enfants, et faisons la fête, dansons, riions, crions, gueulons nos poésies à pleins poumons, dans tous les quartiers ! Nous comptons : un, deux, trois, et tout le pays est dehors à l'air libre, nous, comme des volées de piafs, nous éclatons de joie de vivre, de la joie d'être libres, d'aimer et d'être aimés ! Nous n'avons pas besoin d'autorisation pour vivre ! Pierre Marcel Montmory trouveur

Pierre Montmory

le 11/08/2018 à 15:30

Oui, un crowdfunding, pourquoi pas ! Ce serait contraire au principe de théâtre public si cher à Ariane et fondement même de la philosophie du Soleil... Mais l'argent des mécènes nord-américains relève-t-il encore du financement public ? Je ne crois pas qu'Ariane ait "cédé" ou plié devant qui ni quoi que ce soit, elle n'a agi que par solidarité envers Robert Lepage, en respectant sa décision et son affect. Mais si lui-même a renoncé parce ses co-producteurs lâchent le spectacle, alors oui une immense mobilisation de tous les publics du Soleil de par le monde serait une nouvelle étape dans l'amour que nous portons à notre théâtre et aux valeurs qu'il défend. Combien nous serions fiers, et heureux, d'être partie prenante de la réalisation de Kanata, et co-responsables de sa réussite... en incluant le quatrième chapitre avec les acteurs amérindiens, car il ne s'agit pas de se mobiliser "contre" mais "pour" !! Sauver tout le travail déjà fait, oui, et sauver le dialogue engagé, même avec ses couacs et ses incompréhensions... Reprendre la parole où elle a été laissée et l'amener plus loin, au-delà des blessures. Cette idée du Festival de Théâtre Amérindien à La Cartoucherie est encore un trait de génie, Ariane !!

Nina

le 06/08/2018 à 12:56

Le mot que je cherchais cette nuit était "abasourdie". Et le sentiment que j'ai ce matin est de la colère mêlée de révolte face à des artistes qui cèdent à la pression. Toutes ces années, Ariane nous a montré le courage, nous a donné du courage. Il faut continuer ce chemin. Au dessus de la porte du Théâtre du Soleil, il y a, accompagnant Egalité et Fraternité, Liberté. C'est une évidence. Bien sûr il faut jouer.

Monika B.

le 06/08/2018 à 8:52

Totalement stupéfaite et consternée par la nouvelle qui fracasse le soleil d'août, coup de tonnerre dans le ciel azur. La France n'est pas le Canada. Il faut jouer Kanata à la Cartoucherie, et ailleurs !!! pour que les autochtones touchent la médiatisation que le spectacle va donner à leur histoire. Il faut ouvrir un financement participatif pour sauver tout ce travail . L'art ne doit pas dépendre des financiers, mais être porté par nous tous, citoyen.nes, spectateurs.trices. Ne pas lâcher. Jamais.

Monika B.

le 06/08/2018 à 1:44

Au travail, les artistes ! La rue meurt de vos silences ! Que les pouvoirs gardent les ruines et que poussent les ronces dévorantes ! Au travail ! On part à pieds avec le vent dans les mains. Pétris de certitude que l'éternité est là, et que sa rumeur sous nos pas s'enfonce dans le sable. Nulle trace que ce verbe qui ne meurt jamais que si l'on lui laisse le pouvoir de se taire. Pierre Montmory

Pierre Montmory

le 03/08/2018 à 21:14

Soutient total au Théâtre du Soleil, à ses comédiens et à Robert Lepage. Courage! Ne vous laissez pas bâillonner. Vive la liberté d'expression! Vive le théâtre!

Hélène

le 03/08/2018 à 17:38

Tournons-nous vers le peuple – c’est-à-dire tout le monde - et pas seulement les Souches qui vivent ici, tournons-nous vers tous les pays – de toutes les nations, qui font ce coin de Terre. Le don et la curiosité sont les biens les plus précieux de la culture humaine. Occupons-nous de la culture humaine commune et de notre métier d’être humain, de notre art de vivre. Peu importe notre façon de faire notre pain, nous mangeons tous à la même table. Peu importe la quantité de nos dons, la farine de chacun fait du pain. Peu importe notre instruction, la curiosité élargie notre cercle d’amis et renforce notre sécurité. Nous avons besoin de forts caractères pour avoir exemples à imiter. Nous avons besoin de sentiments sincères pour nourrir nos pensées. Et les idées ne sont que des marchandises jamais prêtes à l’emploi. Seul un humain, seul et en bonne compagnie de lui-même, seul un humain seul a un cœur pour le courage qui bat sa volonté. Nous serons tous artistes travailleurs de la paix si nous vivons avec les autres et que nous connaissons le nom de chacun, l’adresse de tous et comment vit chacun le présent cadeau éternel, dans l’actualité de ce monde entre hier et demain, ici et là-bas. Nous ne pouvons pas dialoguer avec les autorités politiques qui ne sont que domestiques de la religion capitaliste mondiale et ne s’intéressent qu’à ceux qui sont utiles au système. On ne discute pas avec des fascistes. Nous disons : NON ! Nous résistons : nous tournons le dos et nous reformons le cercle de notre communauté humaine autour du Grand Mystère de la vie. Nous n’avons de haine contre aucun peuple, nous ne voulons la guerre contre aucun pays, nous ne sommes tous que des otages de la sottise et de la méchanceté. Nous disons non à la violence. Allumons nos feux contre ces incendies ultimes ! Portons parole à nos enfants ! Amène la joie ! OUI ! Pierre Marcel Montmory (En acceptant la censure et en cessant votre travail vous donnez des arguments aux fascistes qui s’en serviront contre d’autres).

Pierre Montmory

le 31/07/2018 à 22:11

J'ai eus le plaisir de venir à la Cartoucherie, de vous avoir rencontré...Sans mon option théâtre du lycée, je pense que je serai passé à côté de quelque chose d'incroyable. J'ai assisté au dernier spectacle, Une Chambre en Inde, et en suis restée très émue, et amusée ! Jamais je n'ai vu un endroit aussi riche, aussi fort...Tout s'y est prêté, le dîné, la décoration..Vos lieux est selon moi un élément phare de votre univers, en particulier votre costumerie. J'ai vécu un vrai rêve, le temps d'un soir, et ne l’oublirai jamais.

King K

le 31/07/2018 à 14:04