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Molière

ou la vie d'un honnête homme

1978

Film écrit et mis en scène par Ariane Mnouchkine avec le Théâtre du Soleil. Décors de Guy-Claude François, costumes de Daniel Ogier, photographie de Bernard Zitzermann, musique originale de René Clémencic.

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Extrait

Extrait

© Michèle Laurent

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© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

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Synopsis

Ce film raconte l'histoire de Molière. Comment un petit garçon né en 1622 d'un père tapissier et d'une tendre mère qu'il perdra trop tôt, deviendra-t-il cet acteur prodigieux, cet auteur universel que nous connaissons tous si bien et si mal ? C'est ce que nous allons découvrir tout au long de ce film.
Nous allons le suivre de son enfance à sa mort dans cette France du XVIIème siècle, sauvage et raffinée. Nous allons découvrir ses compagnons de route de joie, de misère et de gloire, ses premières tentatives théâtrales, ses échecs, ses succès, ses combats et ses lâchetés.

Nous allons vivre avec la troupe de Molière, assister au déroulement d'une épopée familière et grandiose où se heurtent dévots et libertins, paysans affamés et courtisans emperruqués. C'est la vie d'un honnête homme qui mène jusqu'à l'épuisement une lutte incessante pour exercer son art en ce siècle de répression et d'hypocrisie violentes. Epoque cruelle qui n'en est pas moins celle des fêtes et carnavals populaires, royaume des bateleurs et bonimenteurs qui fascinent le jeune Jean-Baptiste, futur organisateur des fastueuses fêtes baroques de Versailles.

La vie d'un honnête homme

Il fallait oser. Oser, plus de quatre heures durant, ces longues scènes à peine dialoguées, où, loin de toute légende dorée, nous est montrée la misère du siècle de Louis XIV, les cruautés de la noblesse, le malheur du peuple, les difficultés des artistes. Et ici du plus humain d’entre eux, Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

À revoir ce film, on est saisi par son lyrisme. Son refus culotté du réalisme. Jamais Ariane Mnouchkine ne se cantonne à une étude psycholo­gique de l’homme, de l’œuvre, mais elle évoque en quelques scènes visionnaires tout l’imaginaire paradoxal d’une époque. D’un homme. Même silencieusement. Ainsi de la passion de Jean-Baptiste enfant pour sa mère, de la violence de sa rupture avec Madeleine Béjart, de sa souffrance avec Arman­de, de ses conflits avec les « grands », de sa solitude au moment de mourir, même au milieu de tous.

Admirable moment de bravoure que cette scène finale, à la fois sublime et de mauvais goût, où la troupe entoure une dernière fois son patron sans pouvoir l’accompagner.

La troupe porte le film de bout en bout, collectivement, sans qu’aucun rôle — même celui de Molière — ne s’en détache vraiment. Et voilà pourquoi aussi le film émeut.

Jamais on n’y aura rendu pareil hommage aux grandeurs et rigueurs de la vie de troupe. Jamais on n’y aura à ce point approché la magie du théâtre.

Fabienne Pascaud

 

Présentation du film par Ariane Mnouchkine

Présentation du film par Philippe Caubère

En plein tournage

"Molière, ce n'est pas du tout un Dieu, c'est un homme"

1998 | Deuxième épisode de la série À voix nue sur France Culture avec Ariane Mnouchkine qui confie toujours douter dans son travail, mais fait preuve d'un grand enthousiasme pour le théâtre populaire et rend hommage à Molière.

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