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Colloque Histoire et Théâtre : Autour de Sihanouk

 

Vendredi 25 Octobre 2013, 10h – 16h30
Théâtre du Soleil, Cartoucherie, 75012 Paris
 
Sous la responsabilité d’Ashley Thompson
 
Journée d’étude organisée par le Collège international de Philosophie et le Théâtre du Soleil en collaboration avec l’Université de Leeds, à l’occasion des représentations de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge dans le cadre du 42ème Festival d’Automne à Paris.
 

Des documents à voir ou à écouter

© Everest Canto

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© Arnaud Delafontaine

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© Everest Canto

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© Michèle Laurent

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© Pascale Weil-Guinot

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© Arnaud Delafontaine

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©Pascale Weil-Guinot

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© Michèle Laurent

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© Arnaud Delafontaine

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A propos

Cette journée d’étude s’organise autour du « retour » en France de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, une pièce d’Hélène Cixous créée par Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil en 1985 : elle est reprise aujourd’hui en langue khmère par une troupe cambodgienne. Il s’agit de revenir sur cette épopée qui raconte une certaine histoire du monde à travers un personnage hors normes, et la destinée tragique d’un très grand « petit pays ». Sur l’histoire du Théâtre du Soleil, dans laquelle Sihanouk constitue un tournant important. Et sur celle d’une école des arts sans exemple au Cambodge, où ce projet a vu le jour : Phare Ponleu Selpak (PPS), « La lumière des arts ». La troupe de Phare s’est constituée pour mener à bien ce projet, guidé, depuis six ans, par Delphine Cottu, Georges Bigot et le Théâtre du Soleil. La preuve que par le théâtre vivant se tissent des liens artistiques autant qu’humains entre plusieurs mondes, géographiques, culturels et historiques.
 
Le spectacle de 1985 a réussi un véritable tour de force, et du monde, en deux fois quatre heures : le Cambodge, avec son histoire, qui fait écho en microcosme à celle du monde entier, fut incarné sur la scène du Soleil. 

Par la puissance d’un art, très politique, du théâtre qui s’obstine à se déplacer le plus loin possible, à faire place, en soi, à l’autre, et en même temps à se regarder en face, d’en face. Il s’agissait de mettre en scène un Cambodge où se jouait, en concentré, l’un des drames constitutifs du monde en ce milieu du XXe siècle : l’inéluctable sacrifice sur l’autel de la guerre froide d’un pays qui avait lutté pour rester non-aligné.

Le retour depuis le Cambodge de ce spectacle, écrit en français dans une grande tradition littéraire occidentale, met en lumière une passionnante histoire théâtrale continue-discontinue qui tient le pari, hautement risqué, d’une démocratie rêvée. Le théâtre, et l’histoire sont semblablement fait de reprises, d’échos, de transpositions et de déjà-vu à la fois inouïs et prévisibles : au moment où le roi qui a donné son nom à la pièce vient de s’éteindre, mais dont l’histoire reste inachevée, il s’agit de penser notre monde comme un théâtre, bien entendu, mais à travers le théâtre aussi.

 

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