A l’invitation d’Ashley Thompson, le Théâtre du Soleil, représenté par Maurice Durozier et Georges Bigot, se rend à Battambang pour rencontrer les circassiens de l’école Phare, pour une durée de deux semaines.
L’école Phare Ponleu Selpak (PPS) tire ses origines d’ateliers de dessin organisés dès 1986 au Site 2, un camp de réfugiés situé à la frontière thaïlandaise. Ces ateliers visaient à favoriser l’expression des enfants, notamment à travers l’art, afin de dépasser les traumatismes de la guerre et de la vie en camps. En rentrant au Cambodge au début des années quatre-vingt dix, un groupe de jeunes adultes, ayant bénéficié de ces ateliers, décident de poursuivre le travail accompli et fondent une organisation artistique à vocation socio-éducative, Phare Ponleu Selpak, en 1994.
Phare Ponleu Selpak est une organisation non gouvernementale cambodgienne qui vise à soutenir le développement communautaire à travers la délivrance de services sociaux, éducatifs et culturels aux enfants vulnérables et à leurs familles.
Centralisant son action autour de la pratique artistique déclinée sous ses multiples formes et applications, Phare Ponleu Selpak entend d’une part, répondre aux besoins psycho-sociaux des enfants et, d’autre part, favoriser la réappropriation par les populations et la renaissance de la culture au Cambodge ; culture qui fut sérieusement et profondément endommagée par les années de guerre en général, et le régime Khmer Rouge en particulier.
Sur le plan artistique, thème transversal de l’organisation, Phare Ponleu Selpak a développé 3 écoles d’art reconnues notamment par le Gouvernement cambodgien dont le Ministère de la Culture et des Beaux-Arts a nommé Phare Ponleu Selpak « pôle culturel de l’Ouest du Cambodge ». Parmi ces trois écoles, ouvertes à tous gratuitement et fréquentées par 450 enfants tant en termes d’activités de loisir et éducative qu’en tant que formation professionnelle, il y a une école d’Arts de la scène, qui propose une formation aux arts du cirque et du théâtre.
