Programme

MEPHISTO
Le roman d’une carrière, d’après Klaus Mann
par le Théâtre du Soleil
en collaboration avec l’Atelier Théâtral Louvain-la-Neuve
Les personnages
par ordre d’entrée en scène
Klaus Mann, puis Sébastien Brückner
Christian Colin
Hendrik Höfgen
Gérard Hardy
Carola Martin
Lucia Bensasson
Hans Miklas
Jonathan Sutton
Theresa von Herzfeld
Marie-Françoise Audollent
Otto Ulrich
Jean-Claude Bourbault
Magnus Gottchalk
Yves Gourvil
Madame Efeu
Louba Guertchikoff
Knurr
Roland Amstutz
Juliette
Myrrha Donzenac
Myriam Horowitz
Anne Demeyer
Alex
Norbert Journo
Erika Brückner
Joséphine Derenne
Nicoletta von Niebuhr
Nicole Félix
Théophile Sarder
René Patrignani
Lorenz
Pierre Fatus
Le petit serveur
John Arnold
Thomas Brückner
Jean Dupond
Emelyne
Odile Cointepas
Ludwig
Claude Forget
Hans Josthinkel
Georges Bonnaud
au cabaret « l’Oiseau d’Orage »
Le présentateur
Roland Amstutz
Général Fonnesique
Jonathan Sutton
Hitler
Christian Colin
au restaurant
Le maître d’hôtel
Georges Bonnaud
L’officier
Jean Dupond
L’orchestre
Direction musicale :
Jean-Jacques Lemêtre
assisté de Luciano Moro Marangone
Violon
Roland Amstutz
Guitare
Marie-Françoise Audollent
Percussions
Lucia Bensasson
Trombone
Georges Bonnaud
Cornet, clarinette
Jean-Claude Bourbault
Flûte traversière
Odile Cointepas
Piano, harmonica, percussions, glockenspiel
Jean Dupond
Contrebasse
Claude Forget
Percussions
Yves Gourvil
Piano
Louba Guertchikoff
Percussions
Norbert Journo
Violon, saxophone
Jonathan Sutton
Chant final
Martine Rouvières
Réalisation
Adaptation et mise en scène
Ariane Mnouchkine
Décor
Guy-Claude François
Costumes
Nani Noël
Daniel Ogier
Régie des costumes
Liliane Long
Musique
Jean-Jacques Lemêtre
Assistante à la mise en scène
Sophie Moscoso
Masques
Erhard Stiefel
Coiffures
Bruno
Maquillages
Nicole Félix
Documentation
Sophie Moscoso
Lorenz Knauer
Travail vocal
Martine Rouvières
Travail de danse
José Vieira
Affiches et graphismes
Annie Abadie
Catherine Legrand
Photos
Michèle Laurent
Yon Intxaustegi
Martine Franck
Administration
Jean-Pierre Henin
Relations avec le public
Liliana Andreone
Odile Cointepas
Gérard Hardy
Relations avec la presse
Audollent
Le décor
Direction technique
Guy-Claude François
Dessins et maquettes couleurs
Dominique Plait
Dorothée Crosland
Contructions bois :
Claude Forget
Constructions métalliques :
Antonio Ferreira
Eclairages :
Jean-Noël Cordier
Projections :
Yon Intxaustegi
Peintres :
Dorothée Crosland
Christian Delhomme
Thierry François
Fabriciano Herrero
Xavier Philippe
Dominique Plait
Sculpteurs :
Christian Delhomme
Raul Gomez
Osvaldo Rodriguez
Luminaires :
Norbert Journo
Constructeurs :
Baudoin Bauchau
Frédéric Duperray
Antonio Ferreira
Claude Forget
Patrice Lainé
Justino Lourenco
Elisabeth Sassier
José Vasconcelos
Eclairagistes :
Laurence Aucouturier
Jean-Noël Cordier
François Watrin
Stagiaires :
John Arnold
Véronique Gargiulo
Les costumes
Costumière réalisatrice :
Marie-Jo Bouton
Costumière réalisatrice :
Victoria Gomes
Costumière décoratrice :
Joëlle Loucif
Costumière réalisatrice :
Brigitte Méllé
Décoratrice :
Nani Noël
Décorateur :
Daniel Ogier
Costumière coupeuse :
Nathalie Thomas
Les clés des personnages
Dans les personnages de son roman, écrit en 1936, Klaus Mann trace souvent le portrait de ses proches ou de personnes qu’il a connues, portrait embelli ou durci, à la lumière de ses sentiments pour ses modèles. Le travail d’adaptation nous a conduits à rechercher ces clés, à nous en inspirer, et à nous en éloigner.
Les personnages du spectacle ont donc une triple origine : ils sont à la fois, et dans des proportions diverses, ceux du roman, ceux de l’Histoire, et ceux de notre imagination.
C’est ainsi que Sébastien, Erika et Thomas Brückner sont proches de Klaus, Erika et Thomas Mann que leurs figures romanesques. L’image que nous proposons d’Otto Ulrich suit de plus près la vie de Hans Otto. Le caractère de Hendrik Höfgen rassemble des traits qu’il a dans le roman (souvent empruntés à X…, acteur connu contemporain de Klaus Mann), et certaines de nos inquiétudes. Nous avons changé le prénom de la Dora Martin du livre en hommage à Carola Neher, dont la fin en Union Soviétique se substitue ici à l’exil d’Elisabeth Bergner, première source du personnage. La face lumineuse de Nicoletta von Niebuhr doit beaucoup à Pamela Wedekind, mais c’est d’ailleurs que vient sa faiblesse finale.
Théophile Sarder ressemble au dramaturge Carl Sternheim.
Magnus emprunte son nom à Joachim Gottchalk, comédien mort pour les mêmes raisons, et son prénom au pianiste du « Moulin à Poivre », le cabaret politique animé par Erika Mann.
La Hedda von Herzfeld de Klaus Mann s’appelle pour nous Theresa, rappel de Therese Giehse qui participait aussi au « Moulin à Poivre ». Hans Josthinkel doit son nom, sa fonction et son pouvoir à Hanns Johst, auteur dramatique nazi devenu Surintendant des Théâtres, et à Hans Hinkel, dont la carrière politique le mena à de hautes fonctions au sein de la « Ligue pour la Défense de la Culture Allemande ».
Enfin les autres personnages sont imaginaires, inventés par Klaus Mann ou par nous. Leurs sources sont si obscures et si nombreuses qu’elles sont difficilement identifiables.
Quelques sources du spectacle
Certains passages sont directement tirés ou inspirés des sources suivantes :
Scène du pensionnat d’après « Anja et Esther » de Klaus Mann.
Extrait de « La Cerisaie » de Anton Tchekhov, traduction Génia Cannae et Georges Perros.
Extrait de « Faust » de Goethe, traduction Henri Lichtenberger
Chanson « Le Prince du Pays du Mensonge » et sketch de la concierge au téléphone d’après des textes de Erika Mann, pour le cabaret « Die Pfeffermühle » (« Le Moulin à Poivre »).
Le chœur « Unsterbliche Opfer » (« Immortel Sacrifice ») est chanté par les ouvrier allemands depuis 1919. A l’origine, un poème de W.G. Archangelski (1878), repris en hommage aux révolutionnaires russes morts en 1905, sur une musique attribuée à N.N. Ikonnikow.
Ouverture de « La Force du Destin » de Verdi, orchestre de la Scala de Milan, direction Tullio Serafin.
Nous tenons aussi à citer – parmi les sources qui ont particulièrement marqué l’élaboration de ce spectacle :
Klaus Mann : « Der Wendepunkt » (« Le Tournant »).
Curt Trepke : « Hans Otto, Schauspieler und Revolutionnär » (« Hans Otto, Acteur et Révolutionnaire »).
Kurt Tucholsky : « Gesammelte Werke » (« Œuvres complètes »), « Apprendre à rire sans pleurer », traduction Eva Philippoff et J. Bréjoux.
Karl Valentin : « Alles von Karl Valentin » (« Tout Karl Valentin ») et ses films avec Liesl Karlstadt.
Jean-Michel Palmier : « L’expressionnisme comme Révolte », « Berliner Requiem ».
Lionel Richard : « Le Nazisme et la Culture ».
W.S. Allen : « Une Petite Ville Nazie », traduction Renée Rosenthal.
Eve Dessare : « Les Sacrifiés ».
Thomas Mann : Correspondance traduite par Louise Servicen.
Victor Serge : « Le Tournant Obscur ».
Nous remercions de leur aide pour ce spectacle :
Madame Mary Meerson et la Cinémathèque Française.
La cinémathèque du Stadtmuseum à Münich.
Les Archives Klaus Mann à Münich.
Monsieur Jean-Michel Palmier.
Monsieur Lionel Richard.
Monsieur Berthold Spangenberg.
Monsieur François Duplat.
Monsieur José Guinot.
Le salon de coiffure « Bruno ».
Messieurs Fabiani et Bret pour le procédé de projection Panavision.
Le roman de Klaus Mann Mephisto est édité en France chez Denoël, traduction de Louise Servicen, préface de Michel Tournier.
1930
3,5 millions de chômeurs
27 mars
Le SPD (parti social-démocrate) refuse la réduction des allocations de chômage et retire son soutien au gouvernement Müller qui doit démissionner
28 mars
Le Président du Reich Hindenburg charge Brüning de former un gouvernement minoritaire (centre droite)
16 juillet
L’assemblée repousse le projet de budget d’austérité
17 juillet
Le budget est promulgué par décret-loi.
En 1930, Brüning fit passer 5 décrets-lois ; en 1931, 44, en 1932, 60.
L’utilisation de plus en plus fréquente de cette procédure permet d’échapper au contrôle parlementaire
31 juillet
Manifestation contre la guerre à Berlin
Septembre
L’association des Patrons des entreprises minières décide de verser sept pfennigs par tonne de charbon extraite aux organisations d’extrême droite (dont 20% pour le parti national-socialiste)
14 septembre
Elections pour le Reichstag :
SPD (parti social-démocrate, socialiste) 143 sièges
NSDAP (parti national-socialiste) 107 sièges (en 1928 : 12 sièges)
KPD (parti communiste) 77 sièges (en 1928 : 54)
Zentrum (parti du centre) 68 sièges
DVP (parti populiste allemand) 30 sièges
25 septembre
9 élus nazis dans le Brunswick participent à la coalition gouvernementale
Octobre
Grève des sidérurgistes berlinois contre les baisses de salaires
13 octobre
désordres causés par les fascistes lors de l’ouverture du Reichstag
8 décembre
Quatrième décret-loi : baisse de salaires pour ouvriers et fonctionnaires
Décembre
Les propriétaires de charbonnages de la Ruhr veulent réduire les salaires de 12%.
Grève de 45 000 mineurs. Intervention de la police prussienne et des groupes SA. (La réduction de salaire sera fixée en janvier 31 à 6%)
1931
5 millions de chômeurs
Janvier
Le gouvernement restreint l’attribution des allocations de chômage. En un seul jour à Berlin on enregistre 8 suicides
16 janvier
Un nazi devient président dans la ville de Brême
Mars
Suppression du droit de manifestation par décret-loi. Les nazis lancent le projet d’une pétition qui proposerait un référendum sur la dissolution du parlement prussien ; l’Etat prussien représente les 3/5 de la population totale allemande et est gouverné par une forte coalition Centre catholique – parti social-démocrate. Les communistes soutiennent la pétition. Celle-ci retiendra assez de signatures pour que le référendum ait lieu, le 9 août, ce sera un échec.
31 mai au 7 juin
Dernier congrès du parti social-démocrate avant l’avènement du fascisme ; Otto Wels : « le bolchevisme et le fascisme sont frères »
8 juillet
Nouvelle interdiction du « Drapeau Rouge », journal du parti communiste (une première interdiction avait eu lieu le 7 mai)
11 et 12 juillet
Faillite des deux plus grandes banques
12 juillet
Ordonnance contre « les excès de la presse »
19 août
A Berlin licenciement de 200 enseignants. Peu de temps plus tard fermeture de 23 écoles primaires
11 et 12 octobre
Réunie à Harzbourg, « l’opposition nationale » réclame de nouvelles élections. Ce « Front de Harzburg » regroupe le parti national-socialiste, le parti populiste national allemand, des organisations d’extrême droite et des représentants de l’industrie lourde comme Vögler et Thyssen
23 novembre
Condamnation de Carl von Ossietszky à un an et demi de réclusion pour « trahison de secrets militaires » après la publication dans la revue pacifiste qu’il dirige, « Die Weltbühne », d’articles de Walter Kreiser dénonçant le réarmement secret
16 décembre
Les syndicats et les associations sportives ouvrières proches du parti social-démocrate s’unissent pour former le « Front de Fer »
18 décembre
Faillite d’une des plus grandes entreprises de l’industrie lourde : Borsig à Berlin
31 décembre
Licenciements en masse dans l’industrie lourde
1932
6 millions de chômeurs
Janvier
Grèves contre les décrets-lois
27 janvier
Discours de Hitler devant 300 chefs d’entreprise invités par Thyssen au Club Industrie de Düsseldorf
Février
Thälmann candidat communiste aux élections présidentielles : « Qui vote Hindenburg vote Hitler, qui vote Hitler vote la Guerre »
Le comité central du parti social-démocrate appelle à l’élection de Hindenburg, seule alternative à Hitler : « Battez Hitler, votez Hindenburg »
13 mars
Premier tour des élections du Président du Reich :
Hindenburg : 49,6 %
Hitler : 30,1 %
Thälmann : 13,2%
10 avril
Réélection de Hindenburg au deuxième tour :
Hindenburg : 53%
Hitler : 36,6 %
Thälmann : 10,2%
13 avril
Dissolution des SA et des SS par décret-loi
24 avril
Plusieurs élections régionales montrent une désintégration des partis bourgeois dont les électeurs vont désormais soutenir le parti national-socialiste
3 mai
Décret-loi plaçant toutes les associations politiques et paramilitaires sous le contrôle direct de l’Armée : cette mesure vise particulièrement le « Reichsbanner » du parti social-démocrate
15 mai
Appel du parti communiste à l’action anti-fasciste : actions de masse des chômeurs, grèves politiques…
30 mai
Poussé par un entourage ultra-conservateur, Hindenburg provoque la démission de Brüning
1er juin
Gouvernement Papen (le « cabinet des barons »). Hitler tolère le nouveau ministère en échange de la levée de l’interdiction des SA et de la dissolution du Parlement
14 juin
Décret-loi qui donne les moyens d’annuler l’interdiction des SA et des SS
Décret-loi sur la baisse des allocations sociales
28 juin
Le comité central du parti social-démocrate s’oppose à l’action antifasciste comme « action anti-social-démocrate »
29 juin
Von Papen annule définitivement l’interdiction des SA et permet les manifestations. Début d’une vague de terreur SA
Du 17 juin au 20 juillet
En Prusse, 99 morts et 1.125 blessés du fait des SA
10 juillet
Congrès de « l’Action Antifasciste » à Berlin : tentative d’unité d’action
17 juillet
Raid SA dans les quartiers « rouges » de Hambourg : 19 morts, 300 blessés
Défilé de 7000 SA à Altona, protégés par la police.
Pour la campagne électorale, la radio est mise à la disposition du parti nazi
18 juillet
Le ministre de l’intérieur interdit jusqu’au 31 juillet les réunions politiques et les manifestations.
Appel à la formation d’un bloc unitaire pour les élections nationales afin d’éviter une victoire nazie, signé entre autres par Kaethe Kollwitz, A. Einstein, Heinrich Mann et Arnold Zweig
20 juillet
« Coup d’état » de Von Papen en Prusse : il devient commissaire du Reich en Prusse et destitue les membres du gouvernement prussien.
Offre du parti communiste au parti social-démocrate, aux syndicats et à l’Action Antifasciste de faire un appel commun à la grève générale en Prusse.
Le parti social-démocrate refuse et appelle à la lutte par les bulletins de vote
31 juillet
Elections au Reichstag :
parti nazi 230 sièges
p. social-démocrate 133 s.
p. communiste 89 s.
p. du centre 75 s.
p. national allemand 37 s.
p. populiste 7 s.
4 août
Hitler vient à Berlin présenter ses exigences : le poste de chancelier, le ministère de l’Intérieur et de la justice, la présidence du gouvernement de Prusse, les pleins pouvoirs.
9 août
Décret du Président du Reich contre « la terreur politique » et sur l’instauration de tribunaux spéciaux : il prévoit des peines de réclusion et des peines de mort pour les « actes de violence politique »
9 - 10 août
A Potempa, des SA assassinent un ouvrier sympathisant communiste à son domicile
12 août
Actions de police contre les sièges du parti communiste, du Secours Rouge et d’autres organisations
22 août
Condamnation à mort des assassins de Potempa. Hitler exprime sa solidarité avec les assassins
30 août
Goering est nommé président du Reichstag. Les 230 députés nazis se présentent en chemises brunes
2 septembre
Papen fait grâce aux assassins de Potempa
1er octobre
Environ 6 millions de chômeurs et 4 millions au chômage partiel.
23,7 % seulement des chômeurs « reconnus » touchent des primes de chômage,
31 % ne reçoivent que « l’assistance pour la crise »,
44 % ne reçoivent que 2 Reichsmark ou moins par semaine.
3 -7 novembre
Grève du BVG (société des transports publics à Berlin) contre les baisses de salaires. Pour des raisons tactiques, les « cellules d’entreprise » du parti nazi y participent : malgré le chaos total causé par la grève, la population apporte son soutien à l’opération
6 novembre
Elections au Reichstag :
parti nazi : 196 sièges
p. social-démocrate : 121 s.
p. communiste : 100 s.
p. du centre : 70 s.
p. national allemand : 54 s.
p. populiste : 11 s.
autres : 31 s.
Hitler perd 2 millions d’électeurs et 34 sièges
19 novembre
De nombreux industriels demandent par écrit que Hindenburg nomme Hitler chancelier
26 novembre
Le « Drapeau Rouge » est interdit pour la cinquantième fois
Décembre
Le revenu national est tombé de 44,5 milliards de Reichsmark en 1928 à 25,7 milliards pour l’année 1932
1933
6 millions de chômeurs
30 janvier
« Prise de pouvoir » :
Hitler forme un nouveau gouvernement : le gouvernement Hitler-Papen. Tract du parti communiste appelant à la grève générale. Le parti communiste offre au parti social-démocrate et aux syndicats de former un front commun
31 janvier
Le parti social-démocrate appelle à la lutte « sur les bases de la constitution »
A la radio, Hitler proclame le gouvernement « de soulèvement national »
2 février
Suppression du droit de manifester. Occupation temporaire de la maison Karl Liebknecht (siège du parti communiste à Berlin) par les nazis
3 février
Hitler prononce un discours devant les dirigeants de l’armée allemande sur son programme des « espaces vitaux » : nécessité de l’expansion du Reich vers l’est
4 février
Décret du Président du Reich sur « la protection du peuple allemand » : restrictions radicales des droits de réunion, de libre expression et de la liberté de la presse
5 février
Appel de Heinrich Mann, président de l’Académie Prussienne des Arts, et de Kaethe Kollwitz pour former un front uni de gauche contre le nazisme. L’appel est affiché pendant trois jours sur les colonnes Morris de Berlin (ils seront obligés de démissionner de l’Académie le 15 février ; la quittent ensuite : Th. Mann, A. Döblin... )
7 février
Manifestation anti-fasciste à Berlin
12 février
Dimanche sanglant à Eilsleben : 500 SA terrorisent une réunion de Secours Rouge
17 février
Décret de Goering : la police doit tirer sur les antifascistes lors de bagarres avec les « associations nationales »
20 février
Des industriels proches des nazis : Krupp AG, IG Farben, Vereinigte Stahlwerke... mettent à la disposition du parti nazi 3 millions de Reichsmark pour la campagne électorale et pour la « défense contre le communisme »
23 février
Réoccupation et fermeture de la maison Karl Liebknecht ; occupation et fermeture des imprimeries du parti communiste
24 février
SA, SS, et « Casques d’Acier » (corps francs nationalistes) deviennent « polices auxiliaires »
27 février
Incendie du Reichstag : prétexte à une grande campagne de terreur contre les anti-fascistes et les communistes
28 février
Interdiction du parti communiste.
Hindenburg fait passer le décret « pour la protection du peuple et de l’état » : suppression des droits fondamentaux garantis par la Constitution, durcissement du code pénal, introduction de la détention « protective » ; l’état d’urgence reste la base juridique formelle du pouvoir nazi
3 mars
Arrestation du chef du parti communiste E. Thälmann
5 mars
Dernières élections au Reichstag :
parti nazi : 288 sièges
p. social-démocrate : 120 s.
p. communiste : 81 s.
p. national allemand : 53 s.
p. du centre : 73 s.
autres : 19 s.
Premières actions contre les citoyens juifs
7 mars
Interdictions du Reichsbanner et du Front de Fer (organisations syndicales et para-militaires du parti social-démocrate)
9 mars
Annulation des mandats parlementaires communistes. Arrestation de tous les députés communistes. Le parti nazi obtient ainsi la majorité absolue au Reichstag
13 mars
Création du ministère pour l’Information du Peuple et la Propagande
20 mars
Ouverture du camp de concentration de Dachau : au cours de l’année 1933 on ouvre environ 100 camps et on déporte environ 150.000 personnes
24 mars
Le Reichstag, par la loi « pour mettre fin à la misère dans le peuple et dans l’Etat », accorde les pleins pouvoirs à Hitler. Le parti social-démocrate, déjà affaibli par des arrestations, vote contre
1er avril
Les SA font respecter le boycott de tous les magasins juifs ordonné par le parti nazi
7 avril
Loi « pour le renouvellement des fonctionnaires » ; révocation des fonctionnaires non-aryens et politiquement douteux
Depuis le 1er avril
Des listes noires d’auteurs et d’artistes sont dressées
7 avril
Les patrons reçoivent la possibilité légale de licencier des ouvriers et des employés soupçonnés « d’activités dirigées contre l’Etat »
10 avril
Le 1er mai est institué « journée du travail national »
Du 20 au 25 avril
Création « d’Institutions d’éducation national-politiques ». Loi « sur le nombre excessif d’étrangers dans les écoles et universités allemandes »
26 avril
Création de la Gestapo (police secrète de l’Etat) à Berlin
28 avril
Réinstauration de la loi martiale, pour la première fois depuis 1920
1er mai
Création de l’entreprise « Autoroutes Nationales » : énorme programme de travaux publics destiné à donner du travail aux chômeurs
2 mai
Les SA occupent tous les bureaux des syndicats. Les dirigeants ouvriers sont arrêtés
10 mai
Création du « Front du Travail » et dissolution de tout autre syndicat. Premier autodafé : la confédération nationale-socialiste des étudiants allemands lance une action contre « l’esprit non-allemand » en brûlant dans la rue des tonnes de livres interdits par les nazis
2 juin
Début du « don Adolf Hitler » de l’industrie qui, en 12 ans, rapportera 700 millions
de marks au parti nazi
22 juin
Interdiction du parti social-démocrate
3 juillet
Hitler déclare la révolution allemande terminée
-
Traduction automatique :
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