L'arbre à palabres
Ca on savait ! ;)
En l’occurrence, l’amer-tume est surtout du côté du F.N. ...
Pas mal le clip ! Malgré le style musical rebattu ils méritent de l’écho ! C’a doit être schwierig de pas être amer dans la région ;)
C’ETAIT HIER LE 8 MARS
Pour répondre à la question de Caroline Fourest sur sa page Fb, "Faut-il souhaiter bonne fête aux hommes les autres jours de l’année ?" :
J’entendais ce matin une "Chienne de garde" s’exprimer contre l’affiche d’un chanteur actuellement objet de scandale (je ne commenterai pas ce sujet-là, bien qu’il y ait fort à dire sur cette façon de s’exciter à tort et à travers et de louper totalement la cible en croyant faire mouche... mouche du coche plus sûrement !). S’est ensuivi sur le plateau de l’émission qui relayait l’info un bref débat sur la chosification des femmes dans la publicité et l’ampleur du phénomène... qui concernait aussi de +en+ d’hommes !
Et la chosification des hommes dans les armées depuis des millénaires ? Et dans les galères, les arènes, les mines, les usines, dans tous les rouages absurdes de systèmes injustes fondés sur la domination de l’un par l’autre ?
Quand les femmes se battent, ou dumoins se battaient, pour plus d’égalité elles le faisaient avec en tête, et au coeur, l’idée d’une société plus juste pour tous ! Ce que pas assez d’hommes semblent comprendre, et pas assez de femmes prêtes à leur expliquer. De même lorsque les minorités, ethniques et/ou sexuelles ont commencé à revendiquer leur droit à plus de visibilité, c’est-à-dire : "Regardez-nous, nous sommes ce monde nous aussi, nous faisons la société dans laquelle vous (les "normaux", en tous cas les normés) vivez"...
A présent j’ai le sentiment d’assister à une simple compétition, stérile, rongée de l’intérieur, combat vidé de sens (mais pourtant pas d’actualité ni de nécessité), où l’humain, notre humanité commune dans toute sa splendide diversité, n’est plus au centre des interrogations, où il n’y a plus d’interrogation du tout mais une revendication "corporatiste" à tout crin. Que ce soit les femmes, les homosexuels, les Noirs, les ceci les cela, chacun défend l’entrée de sa petite grotte brandissant son petit gourdin (médiatique ou autre) avec pour seul objectif d’asséner son existence à l’autre comme "normale" voire comme référence absolue... Alors qu’on aurait pu espérer au début de ces luttes qu’elles amèneraient les gens à accepter l’altérité, le divers, le différent et à faire bouger les critères qui fondent une norme.
Les critères ont bougé en effet : nous sommes tous devenus plus hargneux, blessés, pressés d’avoir notre revanche (sur quoi donc ?), soucieux d’être reconnus comme partie intégrante de sociétés devenues elles incapables de reconnaître ce qui fait la beauté de l’humanité : se penser, et quand l’humanité se pense, dans "se" il y a forcément l’autre ! Nos combats sont minés par ce vice de forme, à force de se regarder le nombril notre civilisation est devenue une vraie torsade et nous ne savons plus voir haut, autre, loin, vaste ! Ca fait le jeu des assoiffés de pouvoir qui préfèrent les gens dans des corsets, quels qu’ils soient, et s’ils sont en soie il se trouvera bientôt parmi nous assez d’idiot-e-s pour trouver ça seyant ! Alors vive le 8 mars et bonne fête Messieurs, puissiez-vous mourir un peu moins sur vos champs de bataille et souffrir un peu moins dans vos vies aberrantes !
Très joyeux anniversaire à vous Ariane. Je vous souhaite de continuer comme vous le faites si bien depuis déjà quelques années. Vous êtes "mon Dieu du théâtre".
Une amoureuse de vos spectacles, de votre travail, de votre Cartoucherie, de votre humanité.
J’ai posté ce matin un message de voeux pour l’anniversaire d’Ariane, disparu depuis... Me serais-je trompée de jour ? Je ne crois pas ! Mais dans mon demi-sommeil matinal j’avais oublié de laisser mon nom, c’est peut-être ça ?!
Quoiqu’il en soit : Très heureux anniversaire Ariane !! Longue vie à vous, au Soleil, et à vos spectacles si salutaires pour nos vies !
bonjour Depuis le premier émerveillement de 1789, la magie n’a pas cessé et ma mère qui m’a suivie au premier jour continue à adorer On aimerait avoir encore les enregistrements des premiers spectacles, mais comme l’esprit demeure, nous avons pu suivre le mouvement Lorsqu’on arrive, on a toujours un moment d’impatience, parce qu’on attend fiévreusement de savoir quelles nouvelles trouvailles vont se faire jour ; et en même temps, on reste ébahi par l’invention, la justesse de ton, les couleurs, le mouvement et par la ligne qui n’a pas changé tout en se renouvelant Merci pour savoir nous surprendre tout en restant fidèle à l’exigence que nous avons toujours appréciée Finalement, celà fait plus de 35 ans que je connais le Théâtre du Soleil et lorsque je dois expliquer à un novice la raison de cette fidélité, je n’ai pas d’autres mots à dire que "c’est génial" Alors merci et bravo A bientôt
Arianne Mnouchkine disait en 1993 ( http://www.theatre-du-soleil.fr/ths...) : « Si un jour le cinéma est sur scène, si un jour des personnages regardent un écran, celui-ci ne restera sur le plateau que s’il devient théâtral et si le cinéma joue comme un acteur de théâtre. Je ferai l’essai et, au bout de huit jours, si cela reste du cinéma, on se dira au revoir : « Content de vous avoir rencontré, mais ce sera pour une autre fois. » Essai magnifiquement réussi. Merci pour ce grand moment de théâtre. Denis
Et nous... on guette les dates de tournées en espérant que vous viendrez en Bretagne et dans "vite"... car on a hâte aussi de se régaler. Bons spectacles en tous cas à la Cartoucherie en attendant...
L’âge de glace
Je n’étais pas venue à la cartoucherie depuis l’âge d’or, en 75, j’avais vingt ans et je découvrais la création collective au théâtre.J’ai un souvenir de tons chauds, de tapis roux, de couleurs flamboyantes. Au fol espoir les tons sont gris-bleutés ou blancs comme neige, comme la navette qui nous a menés à la cartoucherie, comme le paysage qu’on découvre en marchant d’un pas prudent vers le théâtre du soleil, comme le ballon lunaire et la tignasse d’Ariane, à l’entrée, surmontée d’une auréole de petits spots de lumière chaude, qui nous y accueillent. Au Soleil, on ne lésine pas sur le décor, on le sait, mais ça a dû coûter cher toute cette neige depuis la sortie du métro ! « Oui, c’est pour ça qu’on récupère tout dans des sacs » , nous diront les comédiens pendant le spectacle. En tout cas c’est beau, tout est beau, « trop » beau disent les jeunes sans y voir d’excès. La dame en noir qui me précède dans la file d’attente s’exclame « j’ai envie de vous embrasser » et s’ensuit une accolade chaleureuse avec Ariane, à peine couverte malgré le froid qui pique. Alors c’est vrai ce qu’on dit sur Wikipédia ?! Ariane est présente du début à la fin tous les jours de représentation ! Je tends mon billet bêtement, presque gênée car je ne suis pas digne de côtoyer ces fidèles, moi qui ai déserté pendant 35 ans, moi qui ai trahi Ariane pour suivre Caubère dans la dérision et l’auto-dérision jusqu’à l’épilogue fatal qui m’en a éloignée. (je précise que je ne connais ni l’un ni l’autre personnellement, je parle donc de démarche "spirituelle"). On entre : c’est chaud, c’est rouge et or comme la couverture des livres de Jules Verne reproduite sur toute la hauteur d’un pan de mur avec la carte géographique de la terre de feu et de l’île d’Hoste ; on entre en Magellanie, c’est magique, mais les petites mains sont là, dans leur guinguette « au fol espoir », affairées derrière un comptoir, dans leurs costumes et maquillages de scène, à nous servir des denrées indispensables pour tenir les quatre heures règlementaires, au dessous desquelles aucune œuvre Mnouchkienne ne serait accomplie. Le Soleil nous souffle déjà le chaud et le froid, le cru et le cuit, le grandiose et le terre à terre, le réel et le fictif et on n’est encore que dans l’anti-chambre de la salle de spectacle. La soupe est bonne et le stress de la vie parisienne s’estompe :tous les espoirs sont permis lorsque l’on pénètre dans la salle au plateau nu. Vérification est faite, le public est bien installé, Ariane Mnouchkine monte alors les gradins à grandes enjambées : le spectacle peut commencer. Et il sera magistral ! De prouesse en prouesse, de virtuosité en virtuosité, les personnages prennent place, se déployant, se multipliant, et se démultipliant à l’envi, évoluant et virevoltant avec brio dans des scènes de groupe chorégraphiées et tirées au cordeau, assurant alternativement la mise en place des décors en carton-pâte, leur propre métamorphose, le passage du parler au muet, la matérialisation volontairement artificielle des éléments naturels (neige soufflée au ventilateur, poissons et oiseaux fixés au bout d’une tige de fer,pan de manteau ou écharpe agités grâce à un fil de nylon…) avec un rythme échevelé, une prestance, une coordination et une vitalité époustouflantes, sous l’œil attentif de la caméra en bois du couple La Palette, frère et sœur, dignes des frères Lumière, et l’oreille aux aguets du chef d’orchestre à la bande-son envahissante. Dommage que les comédiens soient trop nombreux pour être cités, achetez le programme, pour repérer leurs noms, ils sont tous géniaux, de la petite patronne à la serveuse trop timide pour avoir un grand rôle, des deux acrobates à la diva, du régisseur au capitaine, et j’en passe. « C’est du délire » me surprendrai-je à penser à plusieurs reprises tant le spectacle est hallucinant. Mélange hybride de cocasserie et de souffle épique, de dérision et de dramatisation, plusieurs histoires s’entremêlent et il faut patienter un certain temps avant de comprendre que le point de contact entre la terrifiante reine Victoria (excellente Astrid Grant) et les naufragés du livre de Jules Verne, c’est la colonie des Falklands qui jouxte la terre de feu. Cette mise en abîme vertigineuse – les comédiens incarnent les employés d’une guinguette qui vont jouer chacun plusieurs rôles pour les besoins d’un film muet- n’est-ce pas aussi la transposition sur scène du fonctionnement de la troupe du théâtre du Soleil, avec ses comédiens qui participent aux tâches ménagères et dont les rôles seront distribués au cours du processus d’élaboration du spectacle ? Les degrés de lecture deviennent alors multiples et les clins d’œil à la personnalité d’Ariane Mnouchkine, à la fois patronne de guinguette et cinéaste duelle, n’échapperont pas aux fidèles, révélant un humour et un sens de l’autodérision qui laissent à penser que Mnouchkine prend la relève de Caubère,un comble ! Mais on perçoit aussi la face cachée de l’iceberg, l’utopisme aux cruelles désillusions, la tentation du "recours aux forêts", sous les traits de l’archiduc Jean Salvatore (magnifique SergeNicolaï) dit le Kaw-djer chez Jules Verne qui lui prête "l’âme d’un Saint Vincent de Paul anarchiste", et à travers la métaphore du phare du bout du monde. Amer constat d’une époque contemporaine où la fièvre de l’or réduit en cendres toutes les valeurs humanistes et où l’îlot qui résiste risque de se figer dans les glaces, à moins que la fonte annoncée ne propage son esprit de résistance !
Lorsque j’avais 14 ans, j’ai découvert le théâtre en regardant, éblouie, 1789. Hier soir, je suis allée voir, avec ma fille de 14 ans, les Naufragés du Fol Espoir. Elle aussi a été éblouie... Merci madame Mnouchkine Claudine
Nous, on vient demain ! on a tellement hâte... vous nous avez manqué !
Quel enchantement ! Que d’intelligence, de virtuosité, de sensibilité. On en sort ému, ébloui, songeur, amusé, mélancolique, ravi. Décidément, le Théâtre du Soleil reste un théâtre d’invention, toujours renouvelé, toujours inattendu. Du grand art. Et merci aussi pour ce café où tout est délicieux de l’ambiance au dessert, merci pour le gingembre, cet esprit, cette fête.
trèfles de palabres
de quatre feuilles fût ce fol espoir d’hier au soir
à cheval à pieds en bâteau à voiles
embarquez sans compter sous la nef d’or du soleil d’ariane
merci madame
mes enfants, pour qui ce fut le baptême, vous aiment déjà
bien à vous et à votre compagnie
Pas de nouvelle, bonne nouvelle ?
Alors ? Auriez-vous tous échoué sur la banquise ??? Point d’échos sur ce "Fol Espoir" !...?.... Personne pour raconter ce qui s’est passé et comment cela est-il arrivé ? Vite ! Des nouvelles !! Dany
On vous attend déjà au Brésil, avec les Naufragés et tout l´Espoir ! Ou, si l´hasard nous permet, on pourra y aller vous voir chez vous ! Ici ou là-bas, je vous souhaite muita merda !
Bonjour à tous et à toutes, équipe ensoleillée qui ensoleille notre vie, écureuils de l’arbre à palabres,
alors ! Ça y est ? ÇA a commencé ?
On arrive en mars...
Soyez confiants et joyeux
S
Hermoso :), lindo :) Sigan adelante siempre :) ! Un detaillito : la letra esta muy chica. Se les quiere mucho, Una Santiaguina
