Danses sacrées du Tibet
Du 14 au 25 février 2001, c’est le Tibet qui était là, chez nous, avec un spectacle ma-gni-fi-que Moines Danseurs du Tibet (14 danseurs et 4 musiciens du Monastère de Schechen).
Afin de ne pas limiter cette présence tibétaine à son aspect religieux, et même si, par sa magie et sa somptuosité, le spectacle peut largement se suffire à lui-même, nous avons tenu à ce que chaque représentation soit suivie d’une rencontre et d’un débat avec des intellectuels et résistants tibétains, des dissidents chinois, des artistes, des chercheurs, des hommes politiques, français ou étrangers, tous concernés et engagés dans la lutte pour la survie du peuple tibétain. Ils ont su nous dire pourquoi il ne faut pas danser avec la Chine.
Au Tibet, la tradition des danses sacrées remonte à Gourou Padmasambhava, le Maître né du Lotus, qui, venu de l’Inde, introduisit le bouddhisme au Tibet. Alors que celui qui est aussi connu comme Gourou Rinpotché, le Maître Précieux, s’apprêtait à consacrer le sol pour la construction du monastère de Samyé, il érigea le Mandala de Vajra Kilaya puis s’élevant dans les airs et dansant avec des mouvements formidables et majestueux, il subjugua les génies du sol. La surface sur laquelle se porta son ombre durant cette danse miraculeuse, aurait délimité la forme des fondations du monastère.
Cette tradition fut maintenue fidèlement par une transmission ininterrompue de maître à disciple. Elle fut également enrichie et ravivée par l’apport constant de visions qui n’ ont cessé de donner un souffle nouveau à la pratique des danseurs.
Dans le cadre d’un art sacré, le renouveau n’est donc pas le fruit d’une invention personnelle ou d’une aventure artistique, il s’agit plutôt d’un apport global d’une grande richesse, qui ouvre soudainement les portes de visions rendues possibles par une profonde réalisation spirituelle. L’influence spirituelle de maîtres doués d’une telle réalisation peut s’étendre à ceux qui les entourent, comme l’illustre l’anecdote suivante.
Alors que l’époque du festival annuel de danses sacrées approchait, le maître Thutop Lingpa, dissuada les moines de son monastère de s’entraîner en prévision de l’événement. Lorsque vint la date fatidique, il dit simplement aux moines de danser exactement comme cela leur passerait par la tête, puis il entonna une mélodie d’invocation à Gourou Padmasambhava : Lève-toi, O Maître Né du Lotus, entouré de ton cortège de Dakinis, tournez votre esprit vers nous, Ô Bouddhas des trois temps et des dix directions de l’espace...
Comme il poursuivait cette invocation, les moines saisis d’une inspiration soudaine dansèrent de façon admirable avec des mouvements jusqu’alors jamais vus. Lorsque le maître eut fini son chant, les danseurs s’arrêtèrent, comme s’ils se réveillaient d’un rêve. Le Maître leur dit alors, "de telles circonstances sont rarissimes, dorénavant entraînez-vous et vous deviendrez experts en ces danses".
Les visions évoquées plus haut sont généralement le fait de maîtres appelés "découvreurs de trésors", ou tertön. Il s’agit, selon la tradition, des réincarnations de disciples de Padmasambhava. En effet, après avoir initié ses disciples à la méditation sur un mandala particulier et leur avoir conféré toutes les instructions nécessaires, Padmasambhava "cachait" ces enseignements sous la forme d’un parchemin couvert d’écritures symboliques dans le ciel ou dans la terre, un roc, un lac, une image sainte... Il désignait également l’un ou l’une des disciples présent comme l’héritier de ce "trésor spirituel" et, prédisait le temps, le lieu et les circonstances dans lesquelles une réincarnation de ce disciple révèlerait ce trésor pour en impartir le contenu aux êtres de son époque.
Cette tradition des trésors révélés ou Termas a joué un rôle capital dans l’essor du bouddhisme tibétain, et ce jusqu’à nos jours. Les enseignements ainsi révélés sont considérés comme étant particulièrement adaptés à l’époque où ils ont vu le jour et possèdent ainsi une efficience hors du commun. Il n’est donc pas étonnant que nombre de ces Termas contiennent des instructions pour la pratique de nouvelles formes de danses sacrées. Parmi tous ces Termas liés aux danses sacrées, le plus fameux est celui de Gourou Chöwang.
Dans une version, chevauchant un cheval blanc qui volait dans les airs, il se rendit à la Glorieuse Montagne Couleur de Cuivre, le paradis de Gourou Padmasambhava. Là, il vit de nombreux êtres célestes qui dansaient en présence de Padmasambhava. A la suite de cette vision, il instaura Le Festival du dixième jour au cours duquel des danses commémorent la venue de Padmasambhava au Tibet. Les deux fondateurs du monastère de Mindroling au Tibet établirent les danses du 10e Jour du 5e mois du calendrier lunaire comme une cérémonie annuelle très élaborée. A la suite de cela, d’autres monastères comme Shechen et Dzogchen adoptèrent cette tradition.
Le monastère de Shechen
Fondé en 1735 dans l’est du Tibet, le monastère de Shechen est l’un des six principaux monastères de l’ordre Nyingmapa. Cet ordre, qui signifie "ancien", est ainsi nommé car il est issu de la première diffusion du bouddhisme au Tibet au cours du VIIIème siècle, sous l’égide du maître Padmasambhava, du roi Trisongdétsèn et de l’abbé Shantarakshita. Le monastère de Shechen, après avoir été célèbre dans tout le pays jusqu’au XXème siècle pour la profondeur des enseignements qui y étaient dispensés et sa parfaite discipline monastique, fut entièrement détruit après l’invasion chinoise au Tibet, dans le cadre de "la Révolution Culturelle".
Shechen avant l’invasion chinoise du Tibet comptait plus de 165 monastères qui lui étaient affiliés. La plupart de ces monastères envoyait régulièrement à Shechen des moines pour qu’ils y apprennent tous les aspects de la tradition : rituels, danses, peinture, chants et la pratique spirituelle elle-même. Ils se référaient donc au monastère principal pour maintenir cet ensemble de connaissances que constituait leur propre tradition.
Dilgo Khyentsé Rinpotché, l’un des maîtres spirituels tibétains les plus éminents de notre époque, décida de reconstruire le monastère. Les travaux débutèrent en 1985. Parallèlement, sur le sol du Népal, il entreprit la contruction d’un monastère affilié à Shechen. Commencé en 1980, ce monastère a été construit avec le concours de plus de cinquante artistes, comptant dans leurs rangs les meilleurs sculpteurs, peintres, orfèvres et costumiers du moment.
Chaque année, à la fin du premier mois du calendrier tibétain (février ou mars), deux jours sont consacrés à un festival de danses sacrées auxquelles participent plus de soixante danseurs et musiciens, tous moines. Le trésor du monastère compte plus de deux cent cinquante costumes de danses faits de brocarts anciens et modernes, et cent vingt masques modelés par les artistes de Shechen.
Ces danses requièrent une concentration particulière et une grande présence d’esprit de la part des danseurs. Ce ne sont pas des danses d’inspiration ou improvisées, au contraire, elles sont extrêmement codifiées par la tradition.
Et si de nombreux textes décrivent les moindres détails, l’enchaînement des mouvements, l’expression que doivent apporter les danseurs, la transmission de maître à disciple reste indispensable afin que les danses sacrées gardent toute leur puissance. Leurs représentations interviennent en conclusion de cérémonies extrêmement profondes qui durent dix jours et dix nuits consécutives. Chaque danse est d’une certaine manière une illustration extérieure des méditations qui ont été pratiquées pendant les cérémonies. Elles sont en quelque sorte une projection dans le réel.
Ce sont donc les jours suivant ces cérémonies que les moines viennent danser dans la cour du monastère devant une multitude de fidèles. Ces représentations attirent en effet une foule de spectateurs des monastères environnant et de la communauté tibétaine en exil qui marchent parfois pendant plusieurs jours pour y assister. Loin d’être un simple spectacle la contemplation de ces danses participe intégralement de leur vie spirituelle. On parle dans la tradition de libération par la vue. C’est donc avec grand respect et enthousiasme qu’ils viennent assister à ce qu’ils considèrent comme des cérémonies.
Secondant Khyentsé Rinpotché, un groupe de moines plus âgés a redonné vie aux différentes branches des traditions spirituelles et artistiques en vigueur au monastère-mère de Shechen au Tibet : rituels, chants, dessin, peinture, réalisations de mandalas en poudre de couleur et danses sacrées. On comprend l’urgence de cette démarche lorsque l’on sait qu’au monastère même de Shechen, il n’y a plus que cinq ou six vieux moines qui connaissent encore l’intégralité de ces danses.
Depuis le décès de Dilgo Khyentsé Rinpotché en 1991, la responsabilité du monastère est assumée par Shechen Rabjam Rinpotché. Ce lama poursuit les mêmes efforts pour la préservation de la tradition spirituelle tibétaine, et plus particulièrement celle du monastère de Shechen.
Programme des Danses
Danse des chapeaux noirs
Les danseurs brandissent une coupe d’argent et font une offrande aux déités paisibles et terribles afin qu’elles écartent les obstacles sur le chemin de la libération. Par les bénédictions de cette danse, le parvis du monastère est pavé de joyaux Et l’environnement devient le paradis de la Glorieuse Montagne Cuivrée : Le mandala de Padmasambhava. Tous les participants deviennent déités masculines et féminines. Toutes les formes sont perçues comme la manifestation de la pureté primordiale, Tous les sons comme l’écho de la vacuité, Toutes les pensées comme le jeu de la connaissance. Méditer sur un mandala n’est pas une promenade imaginaire dans un paradis enchanteur C’est la redécouverte de la nature même de notre être et du monde phénoménal.
Merveille ! Le geste de cette danse ! Qui bénit les dix directions de l’espace ! Ve Dalaï-lama
Jeux
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Chant Maîtres spirituels et vous L’infinité des déités tutélaires Paisibles et courroucées ; Assemblée des Bouddhas Bodhisattvas Héros et Dakinis, Acceptez cette offrande d’une libation d’or Et accomplissez Votre action bienfaisante
Danse des Maîtres des cimetières
Ces cimetières situés aux huit directions du mandala symbolisent la purification des huit aspects de la conscience, et les huit métaphores illustrant la nature illusoire des phénomènes.
" Comme l’étoile filante, le mirage, la flamme, L’illusion magique, la goutte de rosée, la bulle sur l’eau, Comme le rêve, l’éclair ou le nuage : Considère ainsi toutes choses composées."
Le squelette symbolise l’évolution de l’esprit vers l’Eveil. Lorsque la chair de l’ignorance a été dévorée par la vacuité Il ne reste plus que le pur squelette de la conscience lumineuse de l’Eveil qui transcende la peur. L’effigie, ou linga, représente l’ego L’attachement à la réalité du moi.
Danse du cerf
Le maître de cérémonie brandissant le sabre de la connaissance tranche l’attachement à l’ego et le dissout dans l’espace de la vacuité : la vérité absolue.
Danse des Héros de l’Eveil
Danse inspirée d’une vision du paradis de Padmasambhava que le grand maître Péma Lingpa eut au XVe siècle
Au sommet de la Montagne Couleur de Cuivre se dressait un palais de lumière, brillant de l’éclat de la sagesse primordiale vaste comme le ciel Au centre du palais incommensurable, dans un espace de points scintillants et d’entrelacs d’arcs-en-ciel, siégeait Padmasambhava, En qui sont unis les Bouddhas du passé, du présent et du futur. Il était entouré d’un cortège de détenteurs de l’Eveil et de déités mâles et femelles qui dansaient en myriades de mouvements Et qui chantaient d’une voie mélodieuse les profonds enseignements du Grand Véhicule. Ils formaient comme un splendide nuage, accomplissant le bien des êtres d’inconcevables façons.
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Danse appelant la Pluie de Bénédictions
Quatre dakinis, "celles qui voyagent dans l’espace de l’absolu" invoquent la bénédiction de tous les Bouddhas Les petits tambours fait de deux moitiés jointes symbolisent l’union de la sagesse et des moyens de la vacuité et de la compassion.
Chant Depuis le Palais infini de la béatitude flamboyante, Hayagriva, Puissant Vainqueur, Accompagné de votre compagne adamantine, Venez nous conférer vos bénédictions suprêmes. Depuis le palais infini des dix directions de l’espace, Vous, les dakinis des quatre familles Venez nous conférer vos bénédictions suprêmes. Détenteurs de l’Eveil, protecteurs de la Doctrine, venez !
Danse de Dorjé Drolleu
Dorjé Drolleu est l’une des Huit Manifestations de Padmasambhava. Rouge foncé, courroucé, les cheveux roux, environné de flammes. Il se tient debout sur une tigresse gravide. Padmasambhava prit cet aspect au Bhoutan, lorsqu’il séjourna à "La Tanière du Tigre", pour y subjuguer démons et déités locales et y cacher nombre de "trésors spirituels" pour le bien des générations futures. Il est ici dansé en costume monastique, comme lors de la "répétition générale" qui a lieu la veille du festival. Les écharpes de cinq couleurs symbolisent les cinq sagesses qui sont les aspects purifiés de l’ignorance, de la haine, du désir, de l’orgueil et de la jalousie
"La danse doit surgir de la vacuité, libre d’attachement Comme un arc-en-ciel se dessine dans l’espace." Lochèn Dharmashri
Chant Vous qui anéantissez tous les créateurs d’obstacles Dorjé Drolleu, "Diamant à la Panse Tombante", je vous rend hommage.
Danse des Tsolings
Les masques aux expressions courroucées ou passionnées illustrent les poisons mentaux qui nous asservissent : la haine, le désir et l’ignorance. A un niveau plus profond, ces mêmes expressions indiquent les aspects purifiés de ces poisons. La haine est purifiée en "sagesse semblable à un miroir", qui transcende la division entre soi et autrui. Le désir est purifié en "sagesse appréhendant la multiplicité des phénomènes" L’ignorance est purifiée en "sagesse de l’égalité parfaite" qui transcende toute dualité. D’un point de vue absolu, les expressions des masques symbolisent la vacuité, la nature ultime du monde des apparences.
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Chant Lotus suprême, "Force de la Guirlande de Cranes", Par l’expression spontanée De votre puissance courroucée Emanez au travers des milliards d’univers, Des messagers accomplissant votre activité éveillée
Danse des Gings
Le mélange tourbillonnant des gings et des tsolings Symbolise l’union essentielle de la vacuité et de la compassion. Ce tumulte est aussi une introduction aux hallucinations, aux lumières et aux sons terrifiants Que nous percevrons après la mort, pendant l’état intermédiaire du bardo qui mène à la renaissance. Si nous reconnaissons alors que ces manifestations ne sont que des projections de notre esprit, nous en serons libérés.
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Prière
Bouddha des trois temps, Gourou Rimpotché Maître de tout accomplissement, Grande Félicité, Leveur de tout obstacle, Farouche Exorciste Bénissez-nous, qui vous invoquons ! Bénissez-nous pour que tous nos obstacles extérieurs, intérieurs et secrets s’apaisent, Et que spontanément s’accomplissent nos aspirations !
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Faut-il vraiment danser avec la Chine ?
Chaque représentation a été suivie d’une rencontre et d’un débat, avec des intellectuels et résistants tibétains, des dissidents chinois, des artistes, des chercheurs, des hommes politiques, français ou étrangers, tous concernés et engagés dans la lutte pour la survie du peuple tibétain. Ils ont su nous dire pourquoi il ne faut pas danser avec la Chine

I. En Chine
16 février
Autour du témoignage des dissidents chinois Le laogai L’ incidence du " crime organisé " sur les réseaux économiques et financiers
17 février
Autour du témoignage des dissidents chinois La cause démocratique L’autonomisation de la société chinoise face au pouvoir le rôle des intellectuels la liberté syndicale la répression de Falungong
20 février
La Chine et la question de ses "nationalités" Turkestan oriental : un autre Tibet ? Le sort des Mongols de Chine : préfiguration de l’avenir des tibétains Le Tibet dans l’imaginaire chinois
Avec :
Wei Jingsheng, dissident chinois, auteur de La Cinquième Modernisation
Harry Wu, dissident chinois, fondateur du Laogai Research Foundation
Erkin Alpetkin, président de la délégation ouighoure à l’UNPO (Unrepresented People & Nation Organisation)
Cai Chongguo, philosophe , rédacteur en chef du Bulletin des travailleurs chinois
Sheng Li, représentant de Falungong
Tienchi Martin-Liao, dissidente chinoise
Tashi Rabgey, chercheuse à Harvard
Elisabeth Alles, ethonologue
Nicolas Becquelin, sinologue
Marie-Lise Beffa, maître de conférence à Paris VIII, membre du Centre d¹Etudes mongoles et sibériennes (Paris X)
Jean-Philippe Béja, sinologue, professeur au CERI (Centre d’Etudes et de Recherches Internationales)
Marie-Dominique Even, chargée de recherche au CNRS, membre du Centre d¹Etudes mongoles et sibériennes (Paris X)
Guilhem Fabre, sinologue, professeur à l’Université du Havre
Marie Holzman, sinologue
Alain Labrousse, ancien directeur de l’OGD (Observatoire géopolitique des drogues)
Interlocuteur privilégié : Louis de Brossia, sénateur de Côte d’Or, président-délégué du Groupe d’Information sur le Tibet au Sénat ; Elliot Sperling.
II. Au Tibet
15 février
Le combat d’une nonne tibétaine
21 février
Littérature et poésie contemporaines du Tibet
23 février
La culture tibétaine aujourd’hui, entre préservation, sinisation et globalisation La peinture Langue et littérature La télévision à Lhasa
25 février
Envisager l’avenir du Tibet Avant la répubique populaire : les relations sino-tibétaines avant 1950 La formation des élites au Tibet L’avenir des élites tibétaines au Tibet La réalité de l’indépendance tibétaine
Avec : Pema Bhum, intellectuel tibétain
Palden Gyal, poète tibétain
Gonkar Gyatso, peintre tibétain (sous réserves)
Mo Lihua, dissidente chinoise, une des leaders du mouvement démocratique de 1989)
Jamyang Norbu, intellectuel, écrivain tibétain, fondateur de Rangzen Alliance
Ani Palchen, nonne tibétaine
Tseten Wangchuk, directeur des programmes de Voice of America
Robbie Barnett, chercheur, spécialiste de l’analyse politique du Tibet, maître de conférences à l’Université de Columbia
Le Bureau du Tibet
Laurent Deshayes, historien
Matthieu Ricard
Françoise Robin, tibétologue, chercheuse à l’INALCO (Institut des Langues et Civilisations Orientales de Paris)
Elliot Sperling, professeur d’Etudes tibétaines à Indiana University, spécialiste des relations sino-tibétaines
Heather Stoddard, directrice du département de Tibétain à l’INALCO Nicolas Tournadre, linguiste, tibétologue, professeur à l’Université Paris VIII
Interlocuteurs privilégiés : Samten Karmay, directeur de recherche au CNRS ; Tashi Rabgey ; Mireille Helffer, ethnomusicologue, directrice de recherche honoraire au CNRS, Claude B. Levenson, Lara Maconi, sinologue et chercheuse à l’INALCO.
III. Dans le monde
14 février
Conférence de Matthieu Ricard "Vie contemplative et vie active" 18 février Reconnaissance internationale du statut légal du Tibet Pourquoi le choix de la realpolitik ?, les rapports politiques et commerciaux de la France avec la Chine 22 février Enseignement de Pema Wangyal Rimpoché " Lutter sans violence, lutter pour être libre "
Avec :
Pema Wangyal Rimpoché
Wei Jingsheng, dissident chinois
Harry Wu, dissident chinois
Jean-Philippe Béja, sinologue, professeur au CERI
Le Bureau du Tibet
Olvier Dupuis, membre de l’Intergroupe Tibet au Parlement Européen
Jack Lang, ministre de l’Education Nationale
Claude B. Levenson, écrivain, traductrice
Monique Olivier, membre du comité directeur de l’ICLT (International Committee of Lawyers for Tibet)
Matthieu Ricard,
Interlocuteurs privilégiés : Cai Chongguo, Tienchi Martin-Liao, Marie Holzman, Elliot Sperling.
Et nous attendons la réponse définitive de :
Claude Huriet, sénateur, président du Groupe d’Information sur le Tibet au Sénat ; Lokenath Bhattacharya, poète bengali ; Cao Changqing, dissident chinois, journaliste ; Alain Joxe, professeur à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) ; Xiao Qiang, directeur de Human Rights in China ; André Velter, poète, écrivain ; Gao Xingjiang, écrivain, Prix Nobel de Littérature.
Quelques liens
L’Obervatoire des Libertés en Asie Orientale
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