Poésies tibétaines et chinoises d’aujourd’hui
Hommage à Claude Levenson
Lectures de poèmes en tibétain, français et chinois (en traduction simultanée)
Débat Être poète au Tibet et en Chine aujourd’hui
Musique, chants et danses tibétaines
Buffet tibétain, librairie
Dimanche 15 mai 2011 à 14h
Avec :
Ma Desheng, Samten Gyatso, Gazom Lhamo [1], Tashi Gyalpo, Gyaltsen Drolkar, Lhamo Kyab, Hélène Arié,
Dominique Tassel, Jacques-Marie Legendre, Philippe Raynaud,
Marie Holzman et Françoise Robin
. Location : 01 43 74 87 63
. Participation aux frais : 10€ / 5€
Le théâtre ouvrira ses portes une heure avant le début de la représentation, vous pourrez vous restaurer sur place avant et après les lectures, ainsi que pendant les entractes.
Poèmes de :
Dondrupgyal,
Sengdor,
Palmo,
Woeser,
Liu Xiabo,
Liu Xia,
Ju Kalsang,
Lhamo Kyab,
Tseringkyi,
Lophel Liu Hongbin,
Jangbu [2],
Samten Gyatso,
Tsering Wangmo Dhompa,
Kangshun,
Yau Shunchiu,
Dekyi Droma,
Liao Yiwu,
Yung Lhundrup Tsering,
Wang Menglong,
[1] MARONG TSANG Gazom Lhamo
MARONG TSANG Gazom Lhamo est tibétaine, elle est née à Kham Nangchen Chopdak, un village entouré de hautes montagnes, bordé dʼune rivière et dʼun plateau dʼherbe. Quand elle était petite, elle adorait chanter les chansons que sa grand-mère lui enseignait. Sa grand-mère avait une très belle voix et aimait chanter. Elle lui disait : « ce sont nos chants traditionnels, ne les oublie jamais ». « Quand tu chantes, tu ne te sens pas fatiguée », affirmait-elle en travaillant. Cʼest ainsi quʼà lʼâge de 7 ans, Gazom Lhamo a commencé à chanter en solo, devant un public. À lʼoccasion de jours spéciaux, Gazom Lhamo chantait. Depuis elle a toujours chanté. Le public aimait ses chants. En 2007, elle chanta dans son village natal en lʼhonneur du Dalaï-Lama. Après cet événement, un de ses amis policiers lui dit de partir, quʼelle ne pouvait plus rester, parce que la police chinoise avait compris ce quʼelle chantait et en avait déduit quʼelle voulait être subversive. Il faut préciser que son grand-père et son jeune oncle avaient été emprisonnés par le passé pour des raisons politiques. Après cela elle demeura au Népal, à Katmandou. En 2008 elle chanta pour apporter son soutien au mouvement « Tibet Non-Violence » ce qui lui causa à nouveau des problèmes. En 2010, elle dut encore une fois quitter le pays dans lequel elle se trouvait, laissant cette fois-ci ses quatre enfants et son mari pour venir en France et y demander lʼasile politique.
[2] Zi 2
Je suis le cœur d’une lignée
Une relique issue d’une crémation
La puissance du soleil m’a porté pendant mille ans
Mais aujourd’hui, je ne suis qu’une larme versée
Je suis un œil
Je suis la signification originelle et inaltérée
Fruit du polissage de chaque perle
Perle des mots qui sortent de la bouche
- Dans le train, le 20 février 2001
Poème de Jangbu (1963- )
extrait du dossier Littérature contemporaine du Tibet préparé par Françoise Robin pour la revue Siècle 21 N°18, Printemps - Été 2011
Avec l’aimable autorisation de Françoise Robin et de la revue Siècle 21
Traductions inédites - Droits réservés
