La Cie I Chjachjaroni

présente

Histoires de Famille de Biljana Srbljanovic

Mise en scène de Myriam Azencot

Du vendredi 3 mars au dimanche 2 avril 2006
Vendredi 20h30 - Samedi 15h30 et 20h30 - Dimanche 15h30

Location/réservation
Du lundi au samedi, de 11h à 18h au 01 43 74 24 08
Renseignements : 06 60 43 75 04

Prix des places : Individuels 18€ ; Collectivités 9 € ; tarif réduit :12€

Dans un terrain vague des enfants jouent au papa et à la maman, et comme tous les enfants du monde, ils répètent tout haut ce que les adultes disent tout bas. Ainsi vient au jour la logique guerrière qui a conduit leur pays (la Serbie) à un état de délabrement dans lequel chacun tente de survivre par tous les moyens. Cette logique de violence, créée et entretenue par le pouvoir politique, se retrouve à tous les échelons de la société, et particulièrement au sein de sa composante de base : la famille. Si bien que ces histoires auxquelles nous convie l’auteur constituent à la fois un parallèle à la situation de l’ex-Yougoslavie et une image de toute société puisque c’est par les familles que se fait la transmission des valeurs, bonnes ou mauvaises, qui l’irriguent. Par bonheur, Biljana Srbljanovic croit à la force du rire : nulle sinistrose, nul didactisme ne vient alourdir la pièce. Au-delà des circonstances historiques, son talent est d’en faire une fable drôle et féroce qui parle de nous.

Myriam Azencot

A PROPOS DE BILJANA SRBLJANOVIC

Biljana Brbljanovic est née à Belgrade en 1970. Elle y étudie le théâtre à l’Académie des Arts dramatiques, études conclues en 1996 par la rédaction de sa première pièce, La trilogie de Belgrade . Créée en 1997 à Belgrade, et reprise à Bonn l’année suivante, la pièce focalise très vite l’attention de tous ceux qui en Europe sont à le recherche d’une nouvelle écriture dramatique. Le succès est immédiat et se vérifiera à chaque reprise.

Les pièces qui suivent confirme l’avènement d’un grand auteur dramatique : Histoires de famille , qui reçoit le Prix de la meilleure nouvelle pièce au Festival de Novi Sad en 1998, La chute , créée au Festival de Grad-Teatar de Budva (Monténégro) en 2000, Supermarché créé au Festival de Vienne en 2001 par Thomas Ostermeier, et enfin Amerika, suite , écrite lors d’un séjour aux Etats-Unis et créée en 2003 à Belgrade.

Jouée sur toutes les scènes internationales et traduites en 20 langues, Biljana Brbljanovic ne se contente pas d’être un auteur à succès ; elle s’est fait aussi connaître en publiant en 1999 des chroniques de Belgrade sous les bombes dans “Der Spiegel” et “La Repubblica”, au risque de passer pour “traitre” aux yeux de son gouvernement et d’une grande partie de ses compatriotes. On y découvre un jeune auteur serbe, farouche opposante au régime de Milosevic, et dont le courage se manifeste aussi dans son refus de quitter Belgrade lors des bombardements de l’OTAN. Son regard sans concession sur l’état de délabrement et les responsabilités de son pays lui vaut la déprogrammation d’une de ses pièces : Histoires de famille , précisément. Elle enseigne à L’Académie des Arts dramatiques de Belgrade depuis 1997.

A PROPOS DE MYRIAM AZENCOT

Comédienne au Théâtre du Soleil de 1981 à 2002, Myriam Azencot poursuit désormais son travail sur d’autres scènes, mais sans jamais trop s’éloigner de “sa famille” théâtrale d’origine, qu’il s’agisse de certains des metteurs-en-scène avec lesquels elle a travaillé depuis 2002, ou de ses activités pédagogiques qui lui permettent de transmettre l’expérience acquise au cours de ce long compagnonnage avec Ariane Mnouchkine.
Aussi est-ce tout naturellement qu’elle se retrouve au Soleil pour présenter au mois de Mars le dernier spectacle qu’elle a mis en scène : “Histoires de famille”, de Biljana Srbljanovic. Cet accueil revêt, pour tous les protagonistes, une importance particulière parce qu’ il symbolise un double aboutissement. Il est d’abord l’aboutissement d’un travail de plusieurs années avec une jeune compagnie corse de Porto-Vecchio : I Chjachjaroni, travail initié autour d’une conception commune du théâtre et de l’acteur. Ensuite parce que le début de l’aventure se situe ici-même, au Soleil, par un beau dimanche où l’on donnait Les Atrides . Son éclosion dans ces murs bénéficie donc, au moins au titre de la filiation théâtrale, d’une certaine légitimité qu’il appartiendra au public de confirmer.