d’après les Misérables de Victor Hugo

mis en scène par Jean Bellorini

Compagnie Air de Lune

avec : Mathieu Coblentz, Camille de la Guillonnière, Karyll Elgrichi, Céline Ottria, Clara Mayer, Geoffroy Rondeau et
Hugo Sablic

régie générale : Vincent Lefèvre


« Partout où l’homme ignore ou désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout ou l’enfant souffre, faute d’un livre qui l’enseigne et d’un foyer qui le réchauffe, le livre « les Misérables » frappe à sa porte et dit : Ouvrez moi, je viens pour vous »

Victor Hugo

Le spectacle est retransmis en direct samedi 23 octobre à 19h15 sur ARTE Live Web.
Cliquer sur ce lien pour la voir.
La vidéo restera visible sur le site d’ARTE pendant trois mois.

Du 6 au 31 Octobre 2010
dans la salle de répétition du Théâtre du Soleil

les mercredis, jeudis, vendredis, samedis à 19h30
les dimanches à 14h
le spectacle dure 4h00 avec un entracte de 30 minutes.

Prix des places : Individuels : 22 euros ; Collectivités : 16 euros ; Étudiants, scolaires : 12 euros.
La salle de répétition ouvre 1h avant le début du spectacle, une restauration légère est possible sur place.

Ce spectacle est une adaptation des Misérables, pour deux comédiens dans la première partie et cinq dans la seconde, qui prennent en charge toute la poésie de Victor Hugo. Tour à tour ils s’écoutent, se coupent la parole ou se mettent à scander ensemble l’histoire des Misérables comme on pourrait se mettre à chanter une chanson. Ils s’obsèdent autant par l’action du récit que par la poésie de la langue. A la manière de En attendant Godot, ces bonshommes se retrouvent dans un espace qu’ils ne connaissent pas. Ils attendent on ne saura jamais quoi. Ils comblent le vide grâce à la parole, leur seule arme pour survivre. Parler pour ne rien dire peut-être mais parler pour exister. Et si la poésie était salvatrice...

Raconter tous les personnages de l’œuvre, les faire vivre dans un même corps pour représenter la complexité de l’homme, tel est notre pari. La frontière entre la narration et l’incarnation sera invisible. Les personnages sont ancrés dans notre réalité (un arbre, un lit en fer, une gazinière, un frigo, autant d’éléments qui viendrons s’accumuler au fur et à mesure du spectacle, tout comme les mots, et le nombre d’acteurs sur le plateau). On assiste à une tranche de vie de ces « petites gens » tout en glissant progressivement vers l’histoire.

La construction du spectacle a été faite par étapes successives de coupures du texte original de Victor Hugo. Ici pas de réécriture, mais une fidélité à l’auteur. Equilibre entre l’avancée active dans la progression du récit et le lyrisme de l’écriture. Il ne s’agit surtout pas que notre adaptation soit un « digest ». Il est fondamental pour nous tout autant de garder le fil narratif de l’histoire que de garder la profusion lyrique et pathologique de certains moments de descriptions, de logorrhées. C’est dans cet esprit que la musicalité du texte et sa rythmique ont jaillis. Certains passages sont mis en musique rééllement à la manière de chansons, d’autres fleurtent avec le « slam » ou le « rap ».

Deux musiciens témoins de ces personnages venus d’ailleurs peuvent aussi devenir figure de ce qui est raconté. Ils jouent de plusieurs instruments (piano, accordéon, basse, percussions, guitare éléctrique). Ils donneront compte d’un univers à la fois poétique, et populaire. La modernité des sons dans leur traitement apportera une note contemporaine et onirique à cette histoire intemporelle et toujours aussi d’actualité. Enfin plusieurs poèmes issu des Contemplations et des Châtiments de Victor Hugo a été mis en musique.

Jean Bellorini


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Dossier artistique
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Fiche pédagogique


Pour écouter ou podcaster l’émission théâtrale de Radio Campus du 1er mars : Entretien avec Camille de la Guillonière et Mathieu Coblentz.