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La présentation des spectacles
se fait en quatre temps. En premier, les raisons qui ont amené Alexandre
Zloto à les choisir. Ensuite, un résumé des notes
d’intentions des troupes elles-mêmes. Enfin, les metteurs
en scène présents les questions originelles à leurs
projets et nous parlent de leurs troupes. |
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ACT |
« 75012 BOMBAY » |
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Création collective Trois jeunes femmes décident de partir deux
mois en Inde, pour confronter, au quotidien, leurs clichés sur
ce pays à la réalité, leurs actions et réactions
venant d’un monde occidental et consumériste à un
Orient où chaque geste relève d’un sacré inaccessible
au profane. À partir de textes personnels, d’images intérieures,
de photographies, de l’influence de leur quotidien actuel sur leurs
souvenirs et d’un respect profond pour cette culture si particulière,
elles créent, sur une scène, leur Inde.
ATTENTION : Parasinikadavu
Rajesh, danseur-interprète, propose une démonstration
de pièces de kathkali à l’issue des représentations
des représentations du jeudi 26 et dimanche 29 octobre ;
dimanche 05 et mercredi 08 novembre. En octobre : jeudi 26 à 21h, vendredi
27 à 19h, samedi 28 à 17h, dimanche 29 à 20h. En novembre : dimanche 5 à 20h, mercredi
08 à 21h, jeudi 09 à 19h, vendredi 10 à 19h.
« Lors du conflit autour du statut des intermittents,
nous avons ressenti des doutes sur notre identité profonde en
tant qu’artistes. Il ne s’agit pas de remettre en question
le combat, la lutte pour le maintien de ce statut, non, mais plutôt
d’un questionnement interne sur ce que nous sommes, ce que nous
vivons. Et il est vrai qu’à toujours être à la
recherche de cachets, on en oublie un peu pourquoi nous faisons notre
métier. Alors, nous avons décidé de partir en Inde
pour construire un projet mais aussi pour répondre à cette
quête identitaire, pour rencontrer d’autres formes d’art
et de travail. Pour retrouver le sentiment d’urgence nécessaire à toute
création, mais aussi pour vivre le besoin de maturation du spectacle
autant dans notre corps que dans notre pensée. »
« Nous venons tous de l’École
Claude Mathieu et, pour cet homme, le théâtre est une grande
famille. Certains de notre promotion ont continué dans une carrière
solitaire, nous avons été plusieurs à ressentir
le théâtre dans une démarche de groupe, de construction
ensemble. Pour nous, le théâtre est un collectif. Travailler
ensemble est le seul moyen de « faire monter la sauce ».
Alors, évidemment, la troupe de départ s’est rétrécie
avec les années. Mais elle reste pour nous essentielle. Le théâtre
doit être fédérateur. » |
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Dates de représentations :
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Arts-en-sac
« Les Nègres » |
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De Jean Genet,
mise en scène Cristel Alvez-Meira
L’Identité individuelle est au centre
des questionnements de cette troupe qui tente, à chaque temps
de travail en commun, d’inventer leur style au sens où Deleuze
l’entend : « trouver un style c’est
bégayer dans sa propre langue ». Cette pièce
de Genet nous interroge sur la construction de notre identité,
nous demande si elle doit venir de nous ou de l’image que la société nous
renvoie de nous-mêmes. Dans ce théâtre où le
rituel est essentiel, seule une série d’expériences
et de travestissements permettra au « Nègre » de
trouver son for intérieur.
En octobre : samedi 07 à 20h, dimanche
08 à 17h, mercredi 11 à 21h, jeudi 12 à 21h, dimanche
22 à 17h, jeudi 26 à 19h.
En novembre : dimanche 05 à 17h, mercredi
08 à 19h, jeudi 09 à 21h, vendredi 10 à 21h.
Nous avions une nécessité, celle de repartir
sur un nouveau projet, après deux ans d'arrêt de cette troupe,
pour conserver la cohésion du groupe. Et le texte était
une urgence car la question identitaire a été soulevée
l'an passé par les médias. La représentation des
minorités, leur place dans le monde, leur acceptation, leur intégration
en Europe aussi. Ce texte nous donnait la possibilité de sortir
de la vision univoque que nous avions lue et vue. Ce que la pièce
de Genet a perdu en fièvre (avec la décolonisation), elle
l'a gagné en ampleur ; la pièce a désormais une
portée universelle. Le «Nègre», c'est l'être
de clichés et de préjugés. Il a perdu son for intérieur
et ne vit plus que dans l'image de lui que les autres lui imposent.
La troupe est composée de personnes de culture
et de milieux divers qui apportent des énergies incroyables. Le
théâtre est un art collectif. Il n'y a pas de théâtre
sans équipe, car c'est elle qui nous donne envie de le pratiquer.
Le théâtre est un challenge, un but qui ne peut être
atteint sans équipe. Car le théâtre, c'est un groupe
de personnes qui a un parcours en commun, qui évolue ensemble
pour chercher un langage commun. Travailler avec les mêmes personnes
permet d'obtenir une cohésion dans le discours, de faire évoluer
notre style, notre moyen d'expression. Je pense que nous sommes à une étape,
nous nous serons peut-être trouvés dans quelques années,
mais, là , nous commençons. Et je pense que si nous
n'avions pas commencé ensemble, très jeunes et naïfs,
nous n'aurions construit le langage que nous avons aujourd'hui. |
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Dates de représentations :
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Compagnie Gérard-Gérard
« Roméo et Juliette » |
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D’après
Shakespeare, traduction de Stuart Seide
Mise en scène Muriel Sapinho
Lié par une complicité de trois années,
ce groupe, issu de l’École du Théâtre National de Chaillot,
va nous jouer cette « histoire pitoyable et tragique ».
Huit comédiens sont en permanence sur le plateau. À travers cette
fable où deux générations se heurtent, ils nous demandent : à quoi
sert le sacrifice des jeunes gens ? Autour d’une table et de chaises,
nous allons assister à la répartition des rôles, aux tentatives
de jeu, à une représentation qui s’affiche comme telle. Une
morale racontée aux parents, pour qu’ils ne puissent s’endormir…
En octobre : jeudi 05 à 19h, vendredi 06 à 21h,
samedi 07 à 17h, dimanche 08 à 20h, dimanche 15 à 20h, mercredi
18 à 21h, jeudi 19 à 21h, vendredi 20 à 19h, samedi 21 à 19h,
samedi 21 à 20h, dimanche 22 à 20h.
« Cette pièce a suivi notre parcours
de jeunes comédiens, nous nous y sommes confrontés, par
petits extraits. Cette pièce nous correspond. Elle nous parle
de jeunes fous, de têtes brûlées qui, un jour, à cause
d’un mauvais coup, d’une mort, quittent l’âge
de la fête et de la jeunesse pour l’adolescence puis l’âge
adulte. Nous aussi, nous sommes des têtes brûlées
qui quittent l’école et décidons de monter une troupe
et de refuser toutes les étiquettes. Alors, autant jouer une pièce
où nous ne pourrons pas mentir, où notre jeunesse nous
oblige à plonger. Brook dit qu’un jeune acteur doit oublier
l’acteur shakespearien, doit oublier Shakespeare pour réussir à jouer
cet auteur. Alors nous oublions toutes les images que nous en avons pour
créer notre propre langage, notre théâtre, et avoir
le plus de liberté possible. Qu’il y ait un danger jouissif. »
« Notre force est que notre troupe est née
de notre vécu commun. Lors de la formation, nous nous sommes rencontrés,
et nous avons été rejoints par des personnes intéressées
par notre travail. Nous avions le désir de ne pas détruire
ce groupe naissant en faisant chacun des carrières solos. Nous
voulions grandir ensemble, chercher de nouvelles formes ensembles, que
notre seule limite soit notre liberté et notre envie de découvrir.
Nous sommes un collectif d’artistes associées qui mourra
le jour où il sera incapable de s’ouvrir à autre
chose. L’amour que nous ressentons humainement les uns envers les
autres nous permet de nous apprécier en tant qu’artistes.
Et vice-versa. C’est une histoire d’amour, avec ce même
désir de continuer le chemin ensemble. En fait, nous sommes aussi
cons que des amoureux. » |
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Dates de représentations :
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Moukden Théâtre
« Les illusions vagues, d’après la Mouette » |
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Spectacle en deux époques
D’après Tchékhov,
Mise en scène Olivier Coulon Jablonka
Avec comme fil conducteur la fable de Tchékhov, récit
des espérances vagues et perdues d'une jeune génération à la
fin du 19ème siècle, cette troupe fait une radiographie de sa propre
génération. En mêlant à la matière-texte des
entretiens quasi-documentaires de comédiennes et comédiens, en
confrontant la fable d'hier à la réalité du théâtre
aujourd'hui, ce groupe s'interroge sur l'illusion théâtre et sur
sa capacité à être, encore, producteur de sens.
ATTENTION : Spectacle en deux
parties.
1ère époque : mercredi 11 et jeudi 12 octobre à 19h.
2ème époque : samedi 14 octobre à 19h.
Intégrale : vendredi 13 et mercredi 25 octobre ;
mercredi 01 et jeudi 02 novembre à 19h.
« Ma jeunesse s'est trouvée comme
arrachée d'un coup et j'ai l'impression d'avoir vécu bien
quatre-vingt-dix ans", cette phrase de Treplev à la fin de
La Mouette est aussi l'intuition première du projet Les Illusions.
Il s'agissait pour nous d'interroger notre génération,
via une matière documentaire collectée sous forme d'entretiens,
et de la confronter au texte de Tchékhov. Par ce spectacle, nous
faisons le deuil de certains questionnements et de nos propres contradictions.
Il ne fut pas question pour nous de nous identifier à ces
paroles mais au contraire de les questionner, d'en observer les déterminations, à la
manière de Tchekhov. Évidemment c'est le théâtre
qui est en question, et la représentation, mais au-delà le
sens que nous donnons à nos vies. Heureusement nous n'avons pas
trouvé la réponse. »
« Le désir de la troupe est d'abord
je crois une recherche de sens. Cela ne va pas sans crise, mais ces crises
nous les vivons ensemble. C'est une forme de survie. Pour le type de
travail que nous faisons, je crois qu'il serait difficile de penser un
mode de production différent, classique, à court terme.
Nous ne pensons pas le comédien comme l'ouvrier d'une longue chaîne,
chacun participe à l'élaboration du sens, de même
que chacun participe aux tâches manuelles. Cela peut ralentir le
travail ou l’accélérer, mais cela crée une énergie. » |
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Dates de représentations : |
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Bobine Théâtre
« Kids » |
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De Fabrice Melquiot
Mise en scène Anne-Laure
Gourtay et Marjolaine Douchet
Cette création est la réalisation physique
d’une troupe issue du Théâtre du Fil, d’un collectif
de pensées désireux d’un théâtre différent,
populaire organique et salvateur. Fabrice Melquiot a été touché par
le travail de ce groupe : « mes Kids (…) sont
désormais les leurs ». Ce texte, issu d’un travail
sur le conflit yougoslave, met en scène des orphelins se demandant
comment vivre sans la guerre... C’est la rencontre d’une
histoire singulière qui traite de l’universel. À ceux
qui refusent que cette situation revienne...
En octobre : mercredi 04 à 21h, jeudi 05 à 21h, samedi
14 à 17h, dimanche 15 à 17h, mercredi 18 à 19h,
jeudi 19 à 19h, vendredi 20 à 21h, vendredi 27 à 21h,
samedi 28 à 20h, dimanche 29 à 17h.
« Ce projet vient de notre histoire. Nous
nous sommes rencontrés au Théâtre du Fil, une troupe-école
où chacun arrive avec son histoire spécifique et avec comme
point commun d’être perdu dans le monde qui nous entoure.
En sortant du Fil, nous avons désiré continuer en troupe,
en groupe, ce que ce texte de neuf personnages équitables nous
permettait de faire. Et ces « kids » sortent de
la réalité qui les entoure en faisant une parade, comme
nous, nous faisons ce spectacle. Évidemment, nous n’avons
pas connu la guerre, nous n’avons pas leurs regards d’adultes
dans des corps d’enfants. Nous sommes des « kids » d’ici. »
« Être une troupe nous est apparue
comme une évidence en sortant du Théâtre du Fil.
Notre troupe, le Bobine Théâtre, est un lieu où chacun
peut avoir de multiples casquettes, doit pouvoir réaliser toutes
ces envies. Un comédien ne doit pas toujours rester sur scène
s’il désire s’essayer à la mise en scène
ou à la réalisation des costumes. Nous ne sommes pas limités
au métier du théâtre, nous sommes ouverts à tous
les arts du spectacle vivant. La troupe est un espace de liberté créatif
sans étiquette. Le métier de chacun, dans notre troupe,
c’est Bobine Théâtre. » |
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Dates de représentations : |
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